Tunnel Stéphanie: le plan de mobilité opérationnel dès mardi

Selon le cabinet du ministre bruxellois Pascal smet, si les conditions climatiques le permettent, le plan de mobilité pourrait être opérationnel dès mardi matin. Un accord a été trouvé, et Bruxelles mobilité "travaille a l'opérationnaliser". Ce plan sera présenté dimanche afin d'intégrer les remarques émises vendredi en fin de journée. 

la décision de rouvrir ou non le tunnel Stéphanie durant les mois de préparation de l'indispensable rénovation urgente qui s'impose sera prise au début de la semaine prochaine, a affirmé vendredi le ministre bruxellois des Travaux publics et de la Mobilité Pascal Smet, répondant en détail aux multiples questions des députés bruxellois dans le débat ouvert sur l'état des tunnels de la capitale.

Répétant que c'est au cours d'une nouvelle inspection approfondie de l'état de l'ensemble des tunnels demandée à son initiative que l'on a détecté un risque de perte de stabilité du plafond de l'ouvrage sur 150 mètres de la partie nord, Pascal Smet a précisé que le gouvernement aurait, au début de la semaine prochaine, la réponse à sa demande d'examen de la possibilité de rouvrir le tunnel dans la phase d'étude, moyennant une sécurisation des lieux pour les automobilistes.

Le ministre a également indiqué qu'un plan de mobilité élaboré avec les trois communes concernées par cet important lieu de passage devrait entrer en vigueur au cours des prochaines heures.

Plus largement, Pascal Smet a évoqué le coût de la rénovation de l'ensemble des tunnels bruxellois à 523 millions d'euros, une dépense qui s'étalera sur plusieurs années. La seule rénovation du tunnel Léopold II est estimée à 150 millions d'euros auxquels il faudra peut-être rajouter 30 millions d'euros pour l'étanchéité.

En ce qui concerne le financement, le gouvernement ne s'est pas encore prononcé en ce qui concerne l'ensemble des tunnels sur l'option qu'il privilégie parmi trois pistes: sur budget propre; via un Partenariat Public Privé  (PPP) assorti d'une rétribution annuelle du partenaire privé par la Région; ou via un PPP "déconsolidé", c'est-à-dire sans implication dans la limite autorisée d'endettement, avec la prise en charge du risque par le partenaire privé.

C'est cette dernière piste qui fait l'objet d'un accord de principe du gouvernement bruxellois pour le Léopold II, a encore dit le ministre.

Il est ressorti du débat que tout le monde ne partage pas la même vision d'une part de l'analyse des causes de la situation actuelle et des solutions à envisager.

Ainsi, le MR, dans l'opposition à Bruxelles, mais dans la majorité au fédéral, a tiré à boulets rouges en direction du gouvernement. MM. Van Goidsenhoven, Dilliès et De Wolf ont reproché à l'équipe Vervoort d'avoir sans cesse reculé devant l'obstacle de la gestion des tunnels et des infrastructures routières au cours des dernières années, ayant tour à tour renoncé, pour le surplus, au viaduc Reyers, et au percement d'un tunnel à la place Meiser.

Cieltje Van Achter (N-VA) a demandé l'organisation d'un audit de Bruxelles Moblité.

Comme Marc Loewenstein (DéFI), Hervé Doyen (cdH) a estimé qu'il importait de reconnaître la responsabilité commune des choix effectués au cours des 30, voire 50 dernières années. Comme celui-ci, Caroline Désir (PS) a estimé que la réponse à apporter devrait être multimodale.

Au passage, elle a souligné qu'à l'échelon fédéral, "malgré sa frilosité sur ce thème, le ministre Reynders (MR) restait à ce jour le seul à avoir ouvert la voie à une collaboration adulte entre niveaux de pouvoirs concernés".

Au CD&V, Paul Delva a plaidé pour la fin du régime des voitures de société qui alourdit considérablement les files de véhicules de navetteurs participant à la congestion de Bruxelles et son remplacement par une formule axées sur les autres modes de transport.

Les Verts ont quant à eux une vision plus radicale. Comme Bruno De Lille (Groen), Céline Delforge (Ecolo) estime qu'en se préparant à s'engager sur la voie d'un coûteux PPP pour rénover les tunnels, le gouvernement actuel engage les bruxellois dans l'impossibilité de changer fondamentalement de politique de mobilité, en les endettant pour des décennies.

 

 

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