Tuerie de Liège, un an après : rappel des faits

Il est midi trente environ, le 13 décembre 2011, un homme prend position sur une plate-forme en surplomb de la place Saint-Lambert, bondée de monde. A ses pieds, un sac à dos. Il en sort des grenades qu’il lance dans la foule. Il s’empare alors d’un fusil mitrailleur et vide son chargeur au hasard sur une centaine de personnes qui attendaient sous des abribus. Il se donne ensuite la mort avec un révolver.

La panique s’empare de la place. Tout le monde court dans tous les sens car les rumeurs parlent à ce moment-là de deux ou trois tireurs. La police établit un très large périmètre de sécurité. Commence alors un bal incessant d'ambulances.

D’heure en heure, le bilan s’alourdit. Il s’arrêtera à 5 morts et 125 blessés.

L’auteur de ce massacre est connu de la justice. Il s’agit de Nordine Amrani. Il a 33 ans. Condamné pour détention illégale d’armes, il était en liberté conditionnelle et devait se rendre le matin de la tragédie à une convocation de la police pour des faits de mœurs. Il ne s’y est jamais déplacé et a choisi de se transformer en tueur de masse.

Son périple meurtrier, on l’apprendra plus tard, avait commencé ce jour-là par l’assassinat d’une femme de ménage de son immeuble.

Nordine Amrani avait-il des liens avec l’extrême droite? Faisait-il partie d’un réseau de trafiquants d’armes? Des pistes sont explorées, mais un an après cette tragédie, l’enquête n’a pas encore pu le démontrer.

 

F. Magri

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