Tuerie de Liège: les victimes seront indemnisées, mais ça prend du temps

Parmi les victimes, Stéphane Gauthier, d'Anthisnes. Il a reçu une quarantaine d'éclats de grenades à la jambe lors de la fusillade et a déjà été opéré deux fois. Un an après les faits, Stéphane Gauthier dit encore vivre très mal la situation: "Moi j'ai tout perdu pour l'instant. Tout perdu. Une partie de ma santé, mon travail. Il faudrait qu'on nous reconnaisse comme victime" ajoute-t-il.

Aujourd'hui, Stéphane Gauthier constitue son dossier pour être indemnisé: "Il y a tous mes titres de transport quand je me déplace. Que ce soit au service d'aide aux victimes, au palais de justice, à la mutuelle, chez le médecin ou chez le kiné".

Au total, la commission pour l'aide financière aux victimes d'actes de violence a reçu une quinzaine de dossiers de victimes de la fusillade. Mais il risque d'y en avoir beaucoup plus. "Il faut des frais qui chiffrent au-delà de 500 euros, avec un montant maximum de 62.000 euros" explique le substitut Léon-Hubert Oldenhove, président de la commission. "Et on peut évaluer le délai d'examen d'un dossier à environ 6 à 8 mois, à condition qu'il soit complet".

Pour Stéphane Gauthier, comme pour beaucoup de victimes, ce délai est trop long et la procédure très compliquée. Un sentiment que partage le criminologue René Michel. Il dirige l’ASBL d'aide aux victimes à Liège: "Très souvent, les personnes sont impatientes et on peut très bien le comprendre. Elles peuvent avoir le sentiment que le système ne fonctionne pas suffisamment bien. Et c'est vrai, c'est le parcours du combattant".

"On n'a pas demandé ce qui nous est arrivé, que ce soit moi, ou toutes les autres victimes" conclut Stéphane Gauthier.

 

E. Dagonnier

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