Tuerie de Liège: extinction de l'action publique

Pas de surprise... Après le réquisitoire de non-lieu dressé, comme attendu, par le parquet de Liège la semaine dernière, la chambre du conseil a rendu une ordonnance de non-lieu ce vendredi.

Pas de surprise, mais pas d'examen du fond de l'affaire non plus. D'où la frustration des parties civiles. Elles ont pu s'exprimer devant la chambre du conseil. Mais leurs interrogations restent sans réponse. Pourquoi Nordine Amrani s'en est-il pris à la foule, avec des grenades et un fusil d'assaut? Et surtout, pourquoi cet homme, connu de la justice pour différents faits, était-il en liberté ce jour là? Il avait été libéré en octobre 2010, sous conditions, des conditions qu'il ne respectait pas. Le jour de la fusillade, il devait être entendu suite à une plainte pour des faits de mœurs. Plusieurs parties civiles estiment qu'un meilleur suivi judiciaire aurait permis d'éviter la tuerie. Elles espèrent des explications et surtout elles attendent que des leçons soient tirées de cette affaire.

Des familles de victimes ont déjà affirmé leur volonté de citer l'état belge au civil. Seront-elles rejointes par d'autres? Leurs avocats vont sonder leurs confrères... L'action pourrait être introduite devant le tribunal de première instance fin janvier prochain.

Martial Giot

 

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