Tuerie de Liège: à la douleur des familles s'ajoute aujourd'hui la colère

Pour Olivia Vanderlinden, la maman du petit Gabriel, il y a eu beaucoup de failles au niveau de la justice: "Je ne comprends pas qu'un type comme lui puisse être dans la nature, un type dangereux ... On lui en veut évidemment parce qu'il a pris la vie de notre fils, il a pris la vie de plusieurs personnes, mais j'en veux peut-être même plus à la justice. C'est même de la colère, beaucoup de colère" ajoute-t-elle.

"On a été calmes et très patients" explique Claudine Kremer, la maman de Laurent, "mais moi, il ne faut pas grand chose pour le moment pour que je m'énerve parce que je crois qu'on a quand même ri de beaucoup de personnes".

Pour Fabien Gérouville, le papa de Pierre, ce qui s'est passé aurait pu être évité: "Ce drame aurait pu être évité si tout le monde avait fait son travail correctement. Ce type là n'aurait pas dû être dehors, c'est aussi simple que cela. Avec un historique comme il avait, se retrouver encore dehors, c'est complètement incroyable. On est en colère, c'est clair".

Près d'un an après le drame, les familles des victimes envisagent d'ailleurs d'introduire un recours à l'encontre de l’État belge. Selon elles, la libération conditionnelle du tueur de la place Saint-Lambert n'aurait pas été correctement surveillée.   

"L'attente maintenant, c'est simple" confie Mohamed Belhadj, le papa de Nathan Medhi. "Il suffit qu'on n'oublie pas, tout simplement. Faire quelque chose pour qu'on n'oublie jamais, pour que ça ne recommence jamais, pour que la justice fasse son travail convenablement".

"Et c'est pour ça qu'on fait appel à nos avocats", souligne Fabien Gérouville, le papa de Pierre. "Pour qu'ils fassent la lumière sur tous les manquements et que chacun prenne ses responsabilités. Qu'on change les choses, pour que ça ne se passe plus!".

B. Alié

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