Trop d'abeilles à Bruxelles? "Une rumeur", disent les apiculteurs

On constate en effet que les abeilles sont plus nombreuses en ville. De là à dire qu’il y en a trop…
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On constate en effet que les abeilles sont plus nombreuses en ville. De là à dire qu’il y en a trop… - © Flickr - Spitterman

Cela semble se confirmer : de plus en plus de ruches se sont installées en ville. A un tel point qu'une étude de l'ULB se demandait récemment s'il n'y en avait pas trop. En effet, les abeilles ont besoin de pollen, mais elles ne sont pas les seules. D'autres insectes en ont également besoin. Les abeilles "domestiques" pourraient-elles un jour concurrencer les autres insectes pollinisateurs ?

Des universitaires, des spécialistes des insectes, Bruxelles-Environnement et des apiculteurs veulent objectiver une série de questions. Des questions relatives à l'apiculture urbaine, qui se développe depuis quelques années dans la capitale.

En attendant les résultats des études, les apiculteurs avancent leurs hypothèses. "Affirmer maintenant qu’il y a trop d’abeilles, non !, lance Yves Van Parys (porte-parole de la Société Royale d'Apiculture de Bruxelles et ses Environs). Je crois que c’est davantage une rumeur. Laissons les scientifiques faire leur travail."

Autre rumeur: une concurrence entre les abeilles et les autres insectes pollinisateurs avec, à terme, un déséquilibre de l'écosystème. Ici aussi, les apiculteurs se montrent sceptiques. "Je ne pense pas qu’il y aura concurrence. Mais si on les multiplie encore et encore, répond Anne Van Eeckhout, chaque abeille amènera moins à la ruche. Et de ça, on s’en rendre vite compte."

Autre question, liée à la pollution urbaine: le miel de ville est-il sain? "Le nectar récolté par les abeilles, elles vont le chercher très en profondeur au niveau de la fleur. Le nectar est dès lors très peu en contact avec l’air. Et le miel est donc peu influencé par la pollution de l’air", estime Yves Van Parys.

Côté goût, le miel urbain n'a rien à envier au miel rural, expliquent les apiculteurs. Et d'ajouter qu'il ne faut pas craindre les abeilles, nettement moins agressives que les guêpes et essentielles à la pollinisation.

Jean-Claude Hennuy

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