Triche aux examens : les téléphones portables ne remplacent pas les bons vieux copions

Des applications d'aide aux mathématiques peuvent être de bonnes alliées pour les tricheurs 2.0.
Des applications d'aide aux mathématiques peuvent être de bonnes alliées pour les tricheurs 2.0. - © Bruno Strebelle - RTBF

Comment réussir ses examens en secondaire ? En s’appliquant et en étudiant, c’est la méthode légale. Mais certains misent sur la triche pour grappiller quelques points ou davantage. Le copion et les regards furtifs sur la feuille du voisin ont toujours la cote… Mais les "nouvelles" technologies élargissent la palette de l’art de la triche.

"Moi, j’utilise mon téléphone pour photographier des pages du cours" nous explique un élève posé sur un banc devant une école montoise. "Il y a aussi des applications de mathématique. On prend en photo l’équation à résoudre et ça donne les résultats", ajoute une autre. Écoutez notre reportage audio.

Les montres et les GSM dans les sacs

Cette professeur de sciences reconnaît avoir déjà capté un "tricheur 2.0" en train de lire des réponses sur sa montre connectée. "Mais seulement lors de simples interros. Aux examens, les élèves doivent placer leur montre et leur GSM dans leur sac. Et les sacs sont rassemblés dans un coin de la classe."

Traditionnelle ou technologique, la triche présente un risque pour ceux qui la tentent. "Ça va d’un zéro aux questions concernées à la totalité de l’examen", nous explique une directrice d’établissement secondaire.

Les universités plus sévères

A noter que les sanctions sont plus dures dans le supérieur. A l’université, si la fraude est avérée, un jury peut décider de mettre un zéro à l’examen de l’étudiant voire à l’ensemble de la session en cas de triche répétée. En parallèle, un dossier disciplinaire peut remonter auprès du recteur. Celui-ci a la possibilité d’exclure l’étudiant de tout l’enseignement supérieur jusqu’à cinq ans ! Un décret doit réduire cette sanction ultime à trois ans à partir de la rentrée 2019-2020.

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