Très grande disparité des revenus par quartier à Bruxelles

Si Bruxelles reste une ville relativement riche, un nombre croissant de Bruxellois glisse vers la pauvreté.
Si Bruxelles reste une ville relativement riche, un nombre croissant de Bruxellois glisse vers la pauvreté. - © ERIC LALMAND - BELGA

Selon les nouveaux chiffres des revenus médians des déclarations fiscales par quartier qui viennent d'être publiés par l'INSA, l'institut bruxellois de statistique et d'analyse, c'est le quartier Vivier d'oie à Uccle qui reste le plus riche de Bruxelles avec un revenu médian d'un peu plus de 28 000 euros.

Le revenu médian, ce n'est pas la moyenne des revenus mais celui qui se trouvent à mi-chemin entre le plus élevé et le plus faible. Il donne une bonne indication du niveau de vie des habitants. Le niveau de vie serait ainsi nettement moins élevé dans le quartier du Verrewinkel, toujours à Uccle où le revenu médian est de 19 000 euros, à peine plus élevé que la moyenne régionale.

"Cette étude démontre que les disparités de revenu existent aussi au sein des différents quartiers d’une même commune." explique Carole Thays, gestionnaire du monitoring des quartiers à l'INSA.

A l'ouest, le quartier Machtens présente un revenu médian de près de 21 000 euros par an contre à peine 13 000 dans le quartier Cureghem/Rosée, l'un des 3 quartiers les plus pauvres de Bruxelles avec la gare de l'ouest et les marolles. 

Les revenus médians des déclarations les plus faibles sont principalement concentrés dans le sud-ouest du Pentagone et le croissant pauvre, les plus hauts revenus déclarés se situent quant à eux dans la seconde couronne, surtout du sud à l’est de celle-ci.

Des écarts de revenus qui ne sont pas nouveaux, "globalement les disparités entre quartiers reste équivalentes au fil des ans" confirme Carole Thays.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK