Tremblements, vue qui baisse, problèmes de mémoire : des smartphones et des "applis" mieux adaptés aux personnes âgées

Beaucoup de personnes âgées ont des difficultés à suivre les progrès du numérique, en particulier ceux intégrés dans les téléphones portables.
Beaucoup de personnes âgées ont des difficultés à suivre les progrès du numérique, en particulier ceux intégrés dans les téléphones portables. - © Pixabay

Pas facile d'être à la page sur un plan numérique quand on est une personne âgée. Les modèles, les procédures, les techniques évoluent très vite. Trop vite pour un grand nombre de seniors. Et pourtant, un pan entier de la vie sociale désormais passe par des applications sur internet : la banque, la santé, les contacts avec les pouvoirs publics, et bien sûr aussi une vie relationnelle et familiale via les réseaux sociaux...

L'université de Namur se lance dans une recherche qui vise à rendre les applications pour smartphone plus faciles à utiliser par les personnes âgées. Les chercheurs ont choisi une "appli" de prise de rendez-vous comme modèle, un outil d'autant plus utile quand la mémoire faiblit : se rappeler d'un rendez-vous chez le médecin, de la visite à domicile d'une aide-soignante, ou encore de la visite le mercredi après-midi des petits-enfants après l'école...

Espacer les touches en cas de tremblements

"L'objectif, explique Vincent Englebert, professeur à la faculté d'informatique de l'UNamur, c'est de développer une "appli" intelligente qui détecterait les faiblesses évolutives des utilisateurs comme des problèmes de mémoire, des tremblements ou la vue qui baisse... Concrètement, si la main de l'utilisateur se met à trembler, l'application pourrait automatiquement espacer un peu les touches. Ou s'il s'agit plutôt d'un problème de vue, on jouerait davantage sur les couleurs, les contrastes ou la police de caractères."

Pour développer leur modèle, les chercheurs de Namur vont collaborer avec l'université du troisième âge de Namur et l'université du temps libre d'Andenne. A l'UTLA, en particulier, depuis quelques années, à côté des cours de langue ou d'histoire, les ainés peuvent suivre un cours intitulé simplement "Utilisation d'une tablette ou d'un smartphone". Les difficultés rencontrées par ces élèves aux cheveux gris seront de précieux enseignements pour les scientifiques.

La recherche doit durer trois ou quatre ans. Mais les chercheurs de l'université de Namur espèrent présenter un premier prototype au printemps prochain.

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