Tout n'était pas fermé ce dimanche à Bruxelles: Cocoon a ouvert et Bouglione a fait son cirque

Le Cirque Bouglione n'a pas changé ses habitudes
Le Cirque Bouglione n'a pas changé ses habitudes - © Rtbf

Théâtres, cinémas et musées sont pour la plupart fermés; les concerts et les marchés ont été annulés. La vie culturelle et les loisirs ont pour ainsi dire été réduits à néant à cause de la menace terroriste. Pourtant, le Cirque Bouglione n'a pas renoncé à présenter son spectacle. Ce dimanche après-midi, à la représentation de 14h30, le chapiteau a accueilli quelques familles. On se situe très loin de l'affluence habituelle. Normalement, dans des circonstances normales, Bouglione affiche complet. Or, on dénombrait moins de 200 personnes sur les gradins à l'entame du spectacle. Pour Alexandre Bouglione, continuer à travailler est un peu un choix philosophique mais surtout une contrainte économique.

"Il faut continuer à vivre. J'ai des artistes qui viennent du monde entier, qui sont de toutes les religions et je ne vais pas arrêter de travailler. Je ne peux d'ailleurs pas le permettre. Il faut que je présente mon spectacle."

Accueillis par des militaires et des policiers en armes, les spectateurs se sentent en sécurité. Des familles n'ont pas hésité à venir avec leurs enfants. Un besoin de légèreté, de s'aérer ou tout simplement le besoin et l'envie de continuer à vivre normalement. Autant que faire se peut.

Le salon Cocoon reste ouvert

Inauguré vendredi soir, le salon Cocoon occupe trois Palais du Parc des Expositions de Bruxelles, à un jet de pierre du Cirque Bouglione. Lui aussi a continué à accueillir le public tout au long du week-end, sous étroite surveillance des forces de sécurité. Pierre Hermant est le directeur du salon. Il justifie le traitement différent réservé à son événement.

"Nous consultons en permanence les autorités et nous avons mis en place une série de mesures qui permettent de minimiser les risques. Ces mesures, nous les avons prises en collaboration avec la police, l'armée et aussi les forces de sécurité privées que nous avons engagées. Nous avons des mesures de sécurité comme à l'aéroport et ça, ça nous permet d'être ouverts aujourd'hui. Bien entendu, nous sommes à l'écoute. Nous ne sommes pas, nous l'organisateur, l'expert en sécurité. Si la police nous dit qu'on doit fermer, on obéira à la seconde. (...) Il y a aussi la capacité des forces de l'ordre à sécuriser un lieu ou un autre. Pour rappel, Bruxelles Expo est à l'extérieur de la ville et, comme vous avez pu le constater, il y a deux entrées pour arriver à notre salon. Ces entrées sont aussi distantes de plusieurs centaines de mètres des halls eux-mêmes. Donc, c'est un lieu qui semble plus facile à sécuriser que, peut-être, des endroits au centre-ville où il y a différents accès possibles. Ca dépend toujours, évidemment, du nombre d'accès et du fait que votre lieu est ou non isolé."

Quant à savoir si les militaires et les policiers mobilisés pour sécuriser les accès au salon ne seraient pas plus utiles ailleurs ou affectés à d'autres tâches, Pierre Hermant préfère ne pas se prononcer.

 

 

 

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