Tournai: le personnel, nostalgique, quitte les urgences du site hospitalier Dorcas

A Tournai, le site hospitalier Dorcas existe depuis 1948. L’école infirmière de l’époque s’est rapidement transformée en grand hôpital de la ville. Mais à l’heure actuelle, ce lieu emblématique disparaît progressivement. Il fermera définitivement ses portes ce vendredi.

L’émotion est palpable au sein des membres du personnel des urgences. Après la psychiatrie il y a quelques semaines, le service des urgences disparait aujourd’hui.

Un pincement au cœur

Une page se tourne pour Marie Guoyt et Brigitte Gavelle. Toutes deux infirmières. Elles qui ont côtoyé le Dorcas pendant 36 ans. "On est ici depuis 1980. Nous étions de jeunes infirmières lorsque nous avons fait nos premiers pas dans cet hôpital. Nous y sommes très attachées. Nous avons tout appris ici, en plus le service est très soudé", disent-elles avec émotion.

Un air de nostalgie

Les urgences sont fermées depuis tôt ce matin, même si trois patients toujours hospitalisés n’ont pas encore quitté le service. Ils sont pris en charge par le personnel médical. "Ce sont nos derniers moments ici. Ce qui va me manquer, c’est la splendide vue qui donne sur l’Escaut", confie Marie Guyot à sa patiente en regardant par la fenêtre. Devant l’entrée principale, un balai incessant de camions emporte le matériel médical.

De bonnes conditions

A l’étage, le bloc opératoire n’est plus qu’une fourmilière. Il a cessé ses activités hier. Une vingtaine d’infirmiers et d’infirmières s’activent pour vider les lieux. "Ce soir, il ne devrait pratiquement plus rien rester", confie l’un d’eux. "On ne s’imagine pas tout ce que représente ce déménagement. Nous nous sommes organisés préalablement pour qu’il puisse se dérouler dans de les meilleures conditions", explique Pierre Tempels, le directeur général du CHwapi.

Un nouveau départ

Les  ambulanciers participent activement au déménagement. Leurs sourires rassurent les patients lors des transferts vers les hôpitaux des sites Union ou Notre-Dame. "Cela n’arrive qu’une fois, nous sommes très fiers d’y participer", dit Nancy Magain, ambulancière. Le climat est loin d’être morose. Une page se ferme, mais d’autres s’ouvrent pour le personnel des urgences du Dorcas.

Dès lundi, ils écriront une nouvelle page de leur carrière à l’autre bout de la ville, au service des urgences flambant neuf du site hospitalier Union.

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