Tournai: Du beau monde sur les rampes du skatepark

Tournai accueille une compétition de grande envergure ce dimanche: l'épreuve finale du championnat de Belgique. Amateurs et professionnels, venus de Belgique et de l'étranger, se croiseront sur les rampes du skatepark, toute la journée. Une belle vitrine pour une discipline encore un peu "underground", qui fera son entrée aux prochains jeux olympiques.

Ces deux-là sont inséparables: Jordan et son skate-board. Et pourtant, il y a quelques années, qui aurait pu l'imaginer? L'adolescent était du genre casanier. Accro aux jeux vidéos. "C'est mon meilleur ami qui m'a poussé à faire du skate, parce que je ne sortais jamais de chez moi, je restais sur la console. Ca m'a permis de m'ouvrir aux autres et de découvrir une pratique que j'adore. J'en fais tous les jours. Quand on arrive auskatepark, même quand on ne connait personne, on peut faire un 'game' comme on dit. C'est juste une grande famille". Cette famille, Christophe, 44 ans, la fréquente depuis 30 ans. Il a connu les débuts du skate, discipline underground, mal perçue. "On nous prenait pour des casseurs, des marginaux!". A l'époque, les skateurs n'ont que la rue comme terrain de jeu. "Pas des infrastructures comme maintenant, tous ces beaux skateparks! C'est pour ça aussi que les figures évoluent très fort! Cela ouvre les possibilités".

Autre évolution qu'il note: la présence des filles, de plus en plus marquée. "Avant c'était une fille pour cent skaters". Des filles qui montent sur leur skate, et font des résultats, précise Jean-Baptiste Kins. Skater de très longue date, lui aussi, il organise la compétition à Tournai. Et se réjouit de voir arriver des jeunes filles comme Julia, 16 ans. "Moi je débute, j'ai commencé pendant les vacances de Pâques!" nous dit-elle en riant. Mais elle s'est trouvé une passion, c'est indéniable. Quand bien même il faut endurer quelques bleus. "C'est vrai, on tombe beaucoup. Mais il faut toujours se relever, sinon...on ne progresse pas!". "Moi aussi j'ai dû m'accrocher pour atteindre un certain niveau", renchérit Jean-Baptiste, "je n'avais pas la chance d'être un très bon skateur au début. Mais dans la culture skate, on sait que tout le monde doit passer par là. Et on n'aime pas les poseurs. Les autres voient les efforts que tu fais. Tu vas tomber, un jour, deux jours, trois jours. Le quatrième, tu fais partie de la famille. Et tout le monde t'aide".

Sur le skatepark, Max fait forte impression. C'est un petit prodige de la planche. A 14 seulement, le Français est champion d'Europe Junior. Ses parents l'accompagnent partout, "on a déjà fait 3 ou 4000 km pour le conduire aux compétitions!". Max voudrait faire de sa passion un véritable métier. "On verra bien s'il en est capable, mais il s'en donne les moyens, et nous on est derrière lui!" explique sa maman Marie-Anne. Le rêve de l'adolescent serait bien sûr de concourir un jour aux Jeux Olympiques. Le skate y fera son entrée lors de la prochaine édition.  

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