Tournai: 500 enfants pour commémorer le 8 mai

500 enfants pour commémorer le 8 Mai
500 enfants pour commémorer le 8 Mai - © Laurent Dupuis

Pour que la guerre ne se reproduise plus, des commémorations sont également organisées avec des élèves.

500 élèves des écoles communales et libres de l'entité de Tournai accompagnés de plusieurs professeurs se sont retrouvés ce mercredi matin vers le monument aux morts érigé entre les avenues Van Cutsem et des Frères Haeghe, à Tournai. En présence d'anciens combattants et de représentants de militants du devoir de mémoire, ils ont commémoré le 8 mai. La Capitulation sans condition mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.

Le collège Notre-Dame de Kain a envoyé une délégation d'une centaine d'élèves. "Nous venons chaque année, indique Philippe Déplechin, professeur de 6e primaire, c'est important d'expliquer aux enfants que dans le monde actuel, si on ne fait rien face aux extrémismes, on pourrait se retrouver dans des situations similaires à la guerre 40-45 ou même la Première Guerre mondiale. Nous préparons cette sortie en classe, avec un échange, une évocation. C'était il y a 70 ans, c'est loin pour les élèves, mais parfois, certains font le lien avec ce que leurs grands-parents ou des personnes de leur famille leur racontent. "

José Vanhulle, président du Relais de la mémoire de Tournai, souligne le travail des instituteurs. "Il y a moins en moins d'anciens combattants en vie, de résistants, de témoins. Alors, les professeurs jouent ce rôle de passeur de mémoire, et c'est une rôle très important. Mais cela permet de ne pas oublier ce qui s'est passé. Et il s'agit de ne pas oublier pour éviter que cela ne se reproduise."

Et le message passe auprès des enfants qui, après avoir lu des textes de messages de paix, feront le tour du monument aux morts, cherchant peut-être le nom d'un aïeul disparu lors de l'une des deux guerres mondiales. Parmi ces élèves, il y a Diégo, Louis-Victor, Éva, Ronald ou encore Céline, âgés entre 10 et 12 ans. Ils témoignent. "C'est grâce à ceux qui se sont battus que nous sommes là aujourd'hui. Ils ont préféré mourir pour leur pays, c'était courageux de leur part. C'est important d'être ici aujourd'hui, ne pas oublier, car il faut se dire qu'il peut y avoir d'autres Adolf Hitler, et qu'il peut y avoir une Troisième Guerre mondiale. C'est important d'être ici pour remercier ceux qui se sont battus pour nous, pour notre liberté, et pour éviter que cela ne se reproduise."

"Cela fait vraiment chaud au cœur de voir tous ces enfants, glisse encore José Vanhulle, et nous voyons qu'ils ont préparé les textes qu'ils ont lus avec les enseignants à l'école. Les enfants nous posent aussi beaucoup de questions, des tas d'enfants m'ont demandé si j'avais fait la guerre, car j'avais leur âge quand la guerre a éclaté."

Mais même enfant, vivre la guerre, cela ne s'oublie pas. Alors, José et ses compagnons veulent jouer leur rôle de relais de la mémoire.
 

Laurent Dupuis