Tourisme : pas de Brexit pour Mini-Europe

La question se posait à la suite de l’officialisation du Brexit. La direction de Mini-Europe a tranché : Big Ben, la maison de Shakespeare et le château de Douvres resteront bien en place au sein du parc, avec quelques aménagements à la clé. La traditionnelle fermeture hivernale a permis de mener la réflexion, comme l’ont révélé nos confrères de Bruzz.

A deux semaines de la réouverture au public, c’est l’effervescence dans le parc qui compte 350 maquettes miniatures de bâtiments de l’Union européenne. Une dizaine de maquettistes et techniciens pansent les blessures de l’hiver. "C’est notre plus grosse période, explique Vincianne Meeùs, la fille du fondateur et patron de Mini-Europe. On a des maquettes en rénovation, on nettoie, on répare les petites choses qui se sont décollées suite à la tempête et à la grêle."

Et c’est un coin tout à l’Ouest du parc qui concentre le plus d’efforts. C’est là, sur le pont qui surplombe le petit canal qui symbolise la Manche, à la frontière entre la France et le Royaume-Uni donc, qu’un panneau de frontière a été installé : "pour dire que c’est la douane, pour matérialiser un peu la séparation", explique Thierry Meeùs.

Ne pas rayer de la carte le Royaume-Uni

Mis à part cet aménagement et la réécriture des guides pédagogiques, rien ne changera : Big Ben continuera de sonner tous les quarts d’heure à l’ombre de l’Atomium. Pour le fondateur de Mini-Europe, pas question de rayer de la carte le Royaume-Uni, qui fait partie de l’histoire de la construction européenne.

La conservation de Big Ben trouve aussi sa source dans des considérations plus pratiques. "Nous avons rénové cette maquette en 2015, quelques mois avant le vote pour le Brexit, ce serait dommage de la jeter, sourit Thierry Meeùs. Vu de haut, Mini-Europe, c’est plus ou moins la carte de l’Europe. Même si on libérait cet espace, on pourrait difficilement dire qu’on va mettre là les futurs membres comme la Serbie ou la Bosnie-Herzégovine, ça n’a pas de sens."

Depuis son ouverture il y a 30 ans, Mini Europe a dû s’adapter à la réalité parfois tourmentée de la construction européenne. L’élargissement de 2004 fut par exemple un fameux défi. "Les pays de l’Est, comme ils sont arrivés plus tard, sont un peu plus les uns sur les autres", reconnaît Vincianne Meeùs.

"Quand j’ai ouvert Mini-Europe, il n’y avait que 12 pays membres, il y en a 28 maintenant, constate Thierry Meeùs. A terme, si d’autres pays rejoignent encore l’Union, on va devoir bouger une partie de l’Allemagne pour la condenser et laisser plus de places aux autres pays."

Mini-Europe est la deuxième attraction touristique bruxelloise en nombre de visiteurs.

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