Touché par une balle perdue à Molenbeek, le cycliste témoigne

Michiel Geluykens se demande d'abord si la nuit du drame, tout a été mis en œuvre pour trouver ceux qui ont tiré. "Je crois que la police a sous-estimé la situation. Ils ont pensé peut-être que ce n’était pas une vraie balle. A-t-on mené des recherches suffisantes pour trouver le(s) tireur(s) ? La police était pourtant sur les lieux très rapidement après le tir, plus ou moins cinq minutes après. Et les gens qui m’ont tiré dessus sont partis à pied, sans se presser." Ils n’ont pourtant pas été retrouvés.

Deux jours après le tir, un policier vient lui remettre un numéro de téléphone, à former quand il voudrait des nouvelles de l'enquête. Il essaye, encore et encore, pendant quatre jours, en vain. "J’ai essayé d’appeler pendant plusieurs jours. Ils n’ont jamais décroché. Sauf une fois. Là, j’ai demandé à parler à la responsable. On m’a répondu qu’on allait me recontacter durant l’après-midi. Mais je n’ai reçu aucun appel."

Le service d'aide aux victimes l'a bien appelé, le cinquième jour après les faits. Content d'avoir finalement un contact, il accepte une entrevue. Mais on lui dit qu'il est vendredi, 16 heures, et que cela attendra encore deux jours.

Toute cette semaine à l'hôpital, sans informations l'a miné. Il voudrait des explications, vérifier si ce qui a ébranlé sa vie a eu de l'importance aussi au commissariat. J'ai besoin de savoir, dit-il, pour tourner la page.

Un événement et des questions qui n'ont pas altéré l'affection du jeune homme pour Molenbeek: il ne veut renoncer ni à son quartier, qu'il aime, ni au vélo.

Myriam Baele

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK