Tornade au Luxembourg: comment l'expliquer? Est-il correct de parler de tornade?

La violente tornade qui a frappé le sud du Luxembourg ce vendredi soir a fait plusieurs victimes et ravagé près de 200 habitations. Pour les habitants de la région, c'est du jamais vu. Mais comment expliquer ce phénomène ? Peut-on réellement parler de tornade ?

"Il y a effectivement des mouvements tourbillonnaires, confirme Georges Carpentier, prévisionniste à l'IRM. En plus de cela, on était dans des conditions d'orage à ce moment-là sur l'extrême sud de la Belgique." Résultat, des courants d'air ascendant se sont mêlés à d'autres courants d'airs de force et direction variés.

"C'est ce qui a créé un mouvement tourbillonnaire avec une aspiration, explique Georges Carpentier. Il se pourrait que cela soit effectivement une tornade, mais il faut être sur place pour s'en assurer, et notamment déduire la force exacte du vent."

En Belgique, on compte environ une dizaine de tornades par an. À Pétange, ces rafales étaient probablement au dessus de 120 kilomètres par heure, indique le prévisionniste. Cela revient, selon l'échelle élaborée en 1971 par le scientifique japonais Tetsuya Théodore Fujita, à une tornade de force 1 tout au plus.

L'échelle de Fujita

Aussi connue sous le nom d'échelle de Fujita-Pearson, elle permet de mesurer la gravité d'une tornade en fonction des dégâts occasionnés. Cela va de simples toitures endommagées à des maisons complètement rasées.

Aux États-Unis, une version améliorée de l'échelle est utilisée depuis 2007. Elle classifie les tornades en fonction de 28 critères différents.

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