Tihange: Les militaires du 4e génie d'Amay sont enfin arrivés à la centrale nucléaire

Depuis ce vendredi matin, les militaires du 4e génie d'Amay surveillent la centrale nucléaire de Tihange, près de Huy.
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Depuis ce vendredi matin, les militaires du 4e génie d'Amay surveillent la centrale nucléaire de Tihange, près de Huy. - © RTBF Marc Mélon

Les militaires du 4e Bataillon de génie d'Amay sont arrivés ce vendredi matin à la centrale nucléaire de Tihange. Depuis des mois, ils étaient réclamés avec insistance par les autorités communales de Huy. Ils sont enfin là: "J'ai eu un contact avec me service de sécurité déjà en place incluant la Police, explique le Major Frédéric Cockx, Commandant en second du 4e Bataillon de génie d'Amay. "Je suis très étonné de voir le professionnalisme avec lequel nos centrales sont protégées. Notre mission consiste à ajouter des éléments dans ce dispositif".

Un travail de routine pour les militaires

La mission des militaires d'Amay à la centrale de Tihange cadre tout à fait avec ce qu'ils font lors de leurs déplacements: "Nous sommes habitués à faire ce genre de mission, poursuit le Major Cockx. Je ne peux pas vous dire ce que nous faisons à l'intérieur, mais nous sommes préparés pour. Nous travaillons avec la police locale de Huy et avec le service de sécurité interne de la centrale".

Plus nombreux et plus efficaces pour intervenir

La police locale de Huy qui effectue sans relâche des surveillances aux abords de ce site de 70 ha est soulagée par l'arrivée des militaires. Patrick Jaumotte, commissaire à la Police locale de Huy explique: "Les collègues de la Défense sont présents en permanence sur le site de la centrale et en cas de problèmes, ils font appel à nos services et nous intervenons en collaboration avec eux. La présence des militaires va soulager notre zone de police très sollicitée".

Et si la protection militaire devenait permanente ?

Electrabel accueille les militaires à bras ouverts. Tout ce qui augmente le niveau de la sécurité est forcément apprécié: "Cela s'inscrit dans une approche globale du fonctionnement et de la protection des sites de production d'électricité, explique Serge Dauby, directeur de la Communication au sein de la société Electrabel Gdf Suez. Dans beaucoup de pays, il y a cette protection. Chez nous, ce n'était pas le cas. C'est pour cette raison que nous en avions fait la demande".  

La durée de la mission est indéterminée. C'est le gouvernement fédéral qui fixera la date de retour des militaires dans la caserne.