Tihange 2: les tests sont plus mauvais que prévu

Electrabel avait juste évoqué des résultats "non conformes", sans donner plus de précisions. Mais mercredi, en commission parlementaire de la Chambre, le producteur d'électricité et l'agence fédérale de contrôle nucléaire ont été invités à être un peu plus loquaces. En quoi ont consisté ces tests, et surtout qu'ont-ils révélé?

Ces tests en laboratoire ont été réalisés pendant un mois, en simulant 40 ans d'irradiation. Il s'agissait de mesurer la résistance d'un acier identique à celui utilisé pour fabriquer les cuves où ont été détectées des microfissures à Tihange 2 et Doel 3. Les résultats n'ont pas rassurés Céline Faidherbe, de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire: "Les différents échantillons qui résultaient de ce test de ténacité démontraient effectivement des résultats peu concluants par rapport aux calculs théoriques qui avaient été effectués, avec un risque que les microfissures puissent se propager et s'aggraver".

Pour l'autorité de sûreté nucléaire, pas question donc de donner son feu vert. Electrabel va devoir faire réaliser des tests complémentaires. Anne-Sophie Hugé, porte-parole: "Effectivement, face à ce résultat de tests qui n'était pas ce que nous attendions, nous allons reprendre des échantillons que nous allons de nouveau irradier pendant un mois pour simuler une irradiation de 40 ans et recommencer toute une batterie de tests".

Ces tests seront réalisés entre le 15 avril et le 15 mai et il faudra un mois pour en connaître les résultats. D'ici là évidemment, un redémarrage de Tihange 2 et Doel 3 est totalement exclu.

M. Hildesheim

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