"The Pride", au Jean Vilar jusqu'au 9 octobre

"The Pride", Amour(s) secret(s) en français, emmène le spectateur dans l'intime. Une pièce qui évolue sur deux époques : 1958 et 2008.
Trois hommes et une femme, Sabine Haudepin, pour un texte anglais signé Alexi Kaye Campbell, et qui traite de l'homosexualité.
Une atmosphère que l'actrice affectionne :"J'aime ce théâtre anglo-saxon. Ce sont à la fois des comédies de société et des textes qui racontent des choses qui parlent au plus grand nombre. Ici l'auteur nous raconte une histoire que Tchekhov aurait pu écrire. Ce sont des êtres qui sont animés tous, par un désir de vie meilleure".
Un texte qui n'élude pas les problèmes de solitude physique et affective : "Ils vivent dans un désert affectif et tournent en rond avec des espoirs déçus, et je trouve ça très tchékhovien".
Un texte pour deux époques, avec lesquelles Sabine Haudepin jongle magistralement : "Je pensais que ce serait plus compliqué que cela, mais on est tellement pris par les détails techniques, qu'ils permettent d'évacuer les questions de cet ordre. Je saute de 1958 à 2008 avec des sentiments différents et des émotions différentes".
Une femme qui manipule le non-dit, sans tout à fait comprendre ce qui lui arrive avec son mari : "C'est une grande intuitive, elle essaie d'interpréter des éléments qui se présentent autour d'elle, dans sa vie avec cet homme. Et puis petit à petit le puzzle se met en place et elle va comprendre ce qui lui arrive".
Un personnage qui est sauvé par cette légèreté dont elle est capable : "Elle a aussi une grande foi en l'avenir. C'est quelqu'un qui est persuadé que les choses ne peuvent que s'améliorer. Elle croit en l'avenir et veut aller de l'avant, sans fléchir".
Un spectacle sans tabou dont on ne sort pas indemne, annoncent les créateurs.
Christine Pinchart



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