The Passenger à Mons : voilà, c'est fini !

Les engins de chantier ont procédé ce lundi au démontage du Passenger, vestige emblématique de Mons 2015. (Vidéos ci-dessous). Installée depuis six ans en haut de la rue de Nimy,  cette structure en bois du créateur Arne Quinze se trouvait face au "vieux" palais de justice de Mons.  Des barrières ont été installées pour la circonstance, le trafic automobile est évidemment interrompu à cet endroit et des déviations sont en place.

Les 37.000 mètres de planches colorées du mikado géant ne seront ni revendues, ni distribuées mais recyclées, de même que toute la visserie. C’est en tout cas ce qu’a promis Arne Quinze.

Pendant six ans, j’ai vu tous les jours des gens au-dessous pour prendre des photos, tout le temps

"Moi je trouve ça très beau", avoue tristement cette voisine, "je fais vite une photo, j’habite juste là au-dessus de la structure, je suis triste qu’il la démonte même si je comprends, puisqu’elle n’était pas censée rester aussi longtemps. Pendant six ans, j’ai vu tous les jours des gens au-dessous pour prendre des photos, tout le temps".

Els est anversoise et si elle est venue à Mons ce dimanche c'est pour une raison bien précise "Hier, j'ai vu sur Insta que c'était le dernier jour d'Arne Quinze alors pour moi c'était un beau prétexte pour passer un jour à Mons pour en profiter encore, mon seul regret c'est qu'il y a déjà des barrières".

D'autres regrettaient déjà la structure avant son démontage "je ne regarderai pas la destruction", confiait Yvan ce dimanche, "moi qui ne suis pas fan d'art moderne, je trouve que c'était bien".

Les goûts et les couleurs...

"Je dois avoir des photos du jour où ce montage a été installé puisque nous étions là le jour de l’inauguration", confiait cet autre passant dimanche, "mais nous ne sommes pas du tout amateurs, ni fans de cet art-là, je le dis franchement, je trouve que c’est même un gaspillage de nos deniers mais chacun ses goûts".

Une personne qui gardera beaucoup de souvenirs de l'installation c'est Philippe Degeneffe, le Directeur Général de Mars, "Arne, c'est moi qui l'ai amené ici à Mons en fait, je travaillais à l'époque à la Fondation Mons 2015 puis nous avons vécu toute cette aventure ensemble dont l'écroulement du 24 décembre!".

Pourquoi Arne Quinze n'est pas présent

"J'ai appelé Arne Quinze", poursuit Philippe Degeneffe, "je lui ai demandé si il venait ce lundi, il m'a dit qu'il ne voulait pas voir le démontage, il souhaite garder l'image qu'il a de la structure... Cela va faire une gros vide, ça c'est clair".

 

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