Tests salivaires systématiques dans les écoles : une phase-pilote annoncée

Les tests salivaires sont un moyen de retourner vers une vie normale explique le professeur Fabrice Bureau, vice-recteur à la recherche de l’Université de Liège et inventeur avec son équipe du système de tests salivaires pour détecter le coronavirus. "L’idée, c’est de tester toutes les écoles primaires et secondaires de Belgique, toutes les semaines, avec le test salivaire, comme nous l’avons fait dans les maisons de repos".

Efficace dans les maisons de repos

Le test salivaire a été utilisé de manière systématique dans les homes wallons à partir de novembre dernier : "ça a très bien marché. Le personnel a été testé toutes les semaines. Et depuis le début de la campagne, on a vu une diminution constante du taux de positivité. Et on a vu aussi une forte diminution de la mortalité dans les maisons de repos, mortalité qui est maintenant quasi nulle.

L’influence sur la mortalité provient du fait que dès que quelqu’un est positif, comme il connaît son résultat le jour même du test, il est tout de suite écarté et ça coupe la chaîne de transmission du virus. Depuis début novembre, on a vu une forte diminution de la mortalité dans les homes en Wallonie. Cette diminution de mortalité, on ne l’a pas observée dans les maisons de repos flamandes. La mortalité y a certes diminué, mais pas dans la même proportion qu’en Wallonie."

Utiliser le même modèle dans les écoles

"L’idée, c’est de tester les professeurs. Ils seront utilisés comme sentinelles pour leurs écoles. S’il y a des professeurs positifs, on descendra dans l’école pour y tester tout le monde. S’il y a des positifs, on les écarte voire on ferme l’école complètement. On va commencer une phase pilote après le carnaval. Et ensuite, après les vacances de Pâques, on essaiera de cibler l’ensemble des écoles belges."

Julien Nicaise, l’administrateur général du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement nous confirme le lancement prochain du processus : "la date n’est pas encore fixée, on doit en discuter avec les concepteurs du test notamment pour voir quelle échelle est nécessaire pour être bien représentative, mais l’idée est de démarrer avec quelques établissements sur l’ensemble du territoire à la fois bruxellois et wallon.

L’avantage du système proposé, c’est qu’on pourrait reproduire le même mécanisme que dans les maisons de repos, à savoir de tester le personnel de manière préventive, ce qui permettrait de détecter très vite les cas asymptomatiques qui se présenteraient dans l’établissement pour pouvoir circonscrire le problème."

Le professeur Fabrice Bureau explique que le test salivaire ne détecte pas cent pour cent des cas, mais qu’il en détecte suffisamment pour permettre une réaction rapide et couper la transmission du virus. Julien Nicaise lui voit l’avantage de pouvoir "tester une masse importante de personnes, de manière régulière, pour être capables de prévenir les problèmes."

Est-ce la solution qui va permettre de revenir à l’enseignement présentiel à 100% ?

"C’est l’une des solutions" acquiesce Julien Nicaise. "Solution qui va s’ajouter à d’autres dont la principale est le vaccin."
Les représentants de tous les réseaux d’enseignement ont été conviés à une réunion ce lundi pour mettre en place la phase pilote de cette campagne systématique de tests salivaires dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK