Tempêtes, orages: vos arbres sont-ils des sources de danger?

Malade, le ptéraucarier du Caucase qui fait face au Palais de Justice de Tournai, a été victime des derniers orages.
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Malade, le ptéraucarier du Caucase qui fait face au Palais de Justice de Tournai, a été victime des derniers orages. - © G. Guilbert

On les a dénombrés par dizaines après les orages des dernières semaines : branches cassées, arbres déracinés… Les dégâts sont nombreux. A Manage,  la chute d’un arbre lors des orages du 23 juin a même causé le décès d’un automobiliste. Beaucoup de particuliers, propriétaires d’un ou plusieurs arbres de grande taille s’inquiètent : comment se prémunir de ce type de type d’incident? Il faut d’abord voir à quelle espèce on a affaire: "Il y a des variétés plus sensibles à la casse, comme le robinier qui se casse très facilement", explique Sébastien Larsy, responsable des Espaces verts de la Ville de Mons. Mais un jardinier amateur est souvent peu à même de détecter les arbres potentiellement dangereux. "Il faut vraiment avoir affaire à un professionnel, pour voir s’il y a un souci au niveau du sol. Même la taille, mal effectuée, peut s’avérer une source de problèmes et créer une cavité à l’intérieur de l’arbre. Là c’est l’arbre tout entier qui risque de tomber, pas la branche"! Car il n’y a pas que la force du vent qui peut mettre un arbre à terre: "Ça peut aussi être un défaut de structure de couronne. Donc, si on entretient les arbres régulièrement par une taille douce à l’intérieur des couronnes, on peut déjà éviter pas mal de chutes de branches. L’arboriste grimpeur qui effectue cette taille douce peut aussi détecter des problèmes dans la couronne".

Attentions aux arbres remarquables

Mais il arrive qu’il soit difficile de prévenir les chutes, sur des spécimens fort anciens par exemple. Sébastien Larsy nous montre ainsi, dans le cimetière de Mons, un vénérable hêtre, amputé d’une grosse branche lors d’un orage survenu l’an dernier. "La rafale était telle qu’une branche s’est détachée et a détruit plusieurs sépultures. Sur un arbre comme celui-ci, vieux de plus de 150 ans, c’est difficile d’aller détecter quelque chose tout en haut". L’âge d’un arbre n’est pas forcément synonyme d’instabilité. "Cela peut aussi arriver sur des spécimens très jeunes".  L’ultime solution, si l’arbre est vraiment devenu trop dangereux, et détecté comme tel par un professionnel, c’est l’abattage. Mais vérifiez d’abord que votre arbre n'est pas un arbre remarquable. Pas besoin d'être classé pour cela: s'il a plus de 30 ans et est visible depuis la voie publique, il entre aussi dans cette catégorie. Par conséquent, vous ne pourrez pas l'abattre ni même le tailler sans avoir fait une demande de permis préalable. Mais s'il est reconnu comme dangereux par un spécialiste, ce sera toujours la sécurité qui primera.

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