Taxis à Bruxelles: les embarras de circulation se sont poursuivis jusque 17h

Les chauffeurs de taxi manifestent à Bruxelles : suivez les perturbations en direct
7 images
Les chauffeurs de taxi manifestent à Bruxelles : suivez les perturbations en direct - © Tous droits réservés

Il valait mieux ne pas circuler en voiture dans le centre de Bruxelles ce mardi. Les chauffeurs de taxi manifestaint en cortège pour dénoncer les services de covoiturage payants du type "Uber". Il y avait au moins 700 véhicules présents selon un comptage de la police. La petite ceinture, paralysée pendant la matinée et le début d'après-midi, a été dégagée peu avant 15h00. Le cortège s'est disloqué vers 15h30 mais à 16h40, il y avait encore quelques embarras de circulation.

En cet fin d'après-midi, la circulation est à l’arrêt rue Bélliard en direction de la E40 et vers Tervuren. Les manifestants sont dans le bas de la rue. On note également de gros embarras de circulation du tunnel Cinquantenaire au tunnel Loi, ainsi que toute sur la rue de la Loi vers le centre.

Les chauffeurs de taxi réclament que ces services de covoiturage payant soient déclarés illégaux puisqu'il s'agit de concurrence déloyale. La manifestation a démarré peu après 10 h.

Voici l'itinéraire prévu: départ Gare du Nord - Boulevard Jacqmain - Boulevard Anspach - rue du Lombard - Place Poelaert - Avenue des Arts - Boulevard du Régent - Rue Belliard - Arrivée au rond-point Schuman.

A 15h30: la fin du cortège est arrivée à la fi!n du parcours et se disloque, les tunnels de la petite ceinture sont libres. Cependant, la police indique que les rues Belliard et Loi, ainsi que l'avenue des Arts entre ces deux axes, restent à éviter. Seul le tunnel Reyers vers le centre reste fermé.

Vers 13h00, il n'en allait évidemment pas de même sur la petite ceinture paralysée: le tunnel Léopold II était fermé vers le midi, les tunnels Reyers centre et Stéphanie fermés vers le centre. La fin du cortège, qui s'est mis en branle seulement vers 12h30, était alors à hauteur du Grand Sablon.

Le cortège partti de la gare du nord est passé par la Place De Brouckère, la Bourse, puis les taxis ont atteint la rue du Lombard pour un arrêt de quelques minutes devant le Parlement régional bruxellois. Le cortège est reparti vers 11h45 direction midi. A ce momentt, en queue de cortège, des véhicules attendaient toujours au point de départ du rassemblement de pouvoir s'ébranler, ce qui donne une idée de la longueur du convoi.

A l'issue du cortège, une délégation de taximen a été reçue chez le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

"Pour le travail qu’on fait, on est déjà mal payé. Tu roules toute ta journée, tu gagnes 50€ ou 60€ après avoir roulé dix heures ? Tu travailles pour 6 euros de l’heure!", se plaignait un chauffeur sur place.

La manifestation est suivie par les trois syndicats FGTB-CSC-CGSLB et par l'ensemble du secteur, incluant le Groupement national des Entreprises de Voitures de Taxis et de Location avec Chauffeur (GTL) et le front commun des centraux téléphoniques, indique mardi John Reynaert, adjoint du secrétaire fédéral pour le syndicat de l'Union belge du Transport (UBT-FGTB).

Des taximen venus d'Anvers et de Liège ont été remarqués dans la manifestation.

Le rassemblement est donc important. Au moins 700 véhicules prennent part au cortège, selon un comptage de la police. Des chauffeurs de taxi étrangers sont également venus prêter main-forte à leurs collègues bruxellois. Comme ce chauffeur d'Aix-en-Provence qui a fait 1200km pour venir manifester.

Les taxis français sont en effet venus grossir les rangs du cortège. Les voici lors de leur arrivée sur les boulevards du centre de la capitale. 

Eddy Maillot, dirigeant d'un syndicat de taxis dans le département français du Var, estime que l'expansion d'Uber peut mener à une augmentation anarchique des tarifs. "Uber s'implante à Paris, à Lyon et dans d'autres grandes villes comme Lille. La règlementation des voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) se distingue en France de celle des taxis. Nos gouvernants belges, français, allemands ou autres qui encouragent la concurrence déloyale ne mesurent pas les conséquences de la différence de coûts entre un taxi et un VTC. Des gens risquent de se retrouver dépourvus en cas d'accident et de ne pas pouvoir obtenir réparation". 

"Il n'y a pas non plus de tarifs réglementés. Donc, ils peuvent être moins chers qu'un taxi en période creuse, mais beaucoup plus cher en période de pointe", déplore-t-il.

"On ne va pas légaliser Über tel qu'il fonctionne aujourd'hui"

Le ministre de la Mobilité, Pascal Smet a voulu répondre à la colère des taximen en élaborant un nouveau plan pour le secteur. "On ne va pas légaliser Über tel qu'il fonctionne aujourd'hui, mais on va créer un cadre juridique général et si Über est prêt à accepter les conditions, ils peuvent aussi fonctionner à Bruxelles".

Dans le nouveau plan, les services de transport offerts occasionnellement par des particuliers avec leur propre véhicule devront également recevoir une agréation de la Région. Pour les chauffeurs de taxi, cela revient à légaliser Über. Pour eux, offrir un cadre juridique plus général au transport rémunéré n'est pas la solution, car il sera impossible de le faire respecter, et de le contrôler.

RTBF

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK