Syndrome de Noé à Saint-Denis?: 60 animaux de ferme saisis sur un terrain de 30 ares

La soixantaine d'animaux de ferme étaient concentrés dans un périmètre trop restreint.  Ici, lors de leur évacuation, on peut se rendre compte de l'indescriptible gadoue dans laquelle ils évoluaient
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La soixantaine d'animaux de ferme étaient concentrés dans un périmètre trop restreint. Ici, lors de leur évacuation, on peut se rendre compte de l'indescriptible gadoue dans laquelle ils évoluaient - © Animaux en Péril

Une saisie d’une importante quantité d’animaux a été opérée ce mardi 13 mars dans une habitation de Saint-Denis.  Tout a commencé par des plaintes de riverains avant que la saisie soit programmée suite à une inspection vétérinaire.                               

Ces animaux étaient hébergés chez une dame domiciliée dans une habitation privée avec un tout petit corps de ferme.  "Ils étaient une soixantaine d’animaux, indique Jean-Marc Montegnies, président de l’association "animaux en péril", essentiellement des animaux de ferme, à savoir de gros mammifères comme des vaches, des cochons, des moutons, des chèvres mais également des équidés ainsi que de petits animaux de compagnie comme des chats".

"30 ares pour soixante bêtes"

Le terrain sur lequel étaient hébergés ces animaux devait représenter une trentaine d’ares soit une superficie pouvant accueillir deux poneys et quelques moutons "Ces animaux pataugeaient donc dans une boue extrême dans laquelle ils pouvaient s’enfoncer de plus de 50 centimètres". 

Ce qui est inédit c’est que cela se passe ici avec des animaux de ferme, généralement le syndrome de Noé s’observe avec des animaux de compagnie comme des chiens.

Autre problème, le nourrissage de ces animaux qui était insuffisant "dans un environnement pareil avec une personne qui ne possède pas la capacité de nourrir ces animaux-là, il y avait carrément des problèmes de malnutrition avec parasites internes et externes. On a même retrouvé des cadavres d’animaux sur place "

Pas l'intention de nuire

Le président d’ Animaux en péril insiste sur le fait qu’il n’y avait visiblement pas intention de nuire dans le chef de la femme "on est sur un cas qui est décrit comme le syndrome de Noé, c’est-à-dire une personne qui collectionne les animaux de manière excessive dans le sens où elle accumule les bêtes.  Ce qui est inédit c’est que cela se passe ici avec des animaux de ferme, généralement ce syndrome s’observe avec des animaux de compagnie comme des chiens".

Attention à la récidive

Pour moi, poursuit le responsable de l'association de protection animale, il est nécessaire de poursuivre cette dame pour qu’elle soit condamnée à une interdiction de détention.  Or à l’heure actuelle la loi ne permet cela que dans le cadre d’une condamnation d’un tribunal correctionnel donc par un juge, il faudrait donc qu’elle soit renvoyée devant un tribunal correctionnel afin qu’un juge lui inflige cette sanction d’interdiction de détention car, selon mon expérience dans l’association, toute personne dans le cas qui n’a pas été condamnée a récidivé".

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