Survol de Bruxelles: les différentes associations réagissent à l'accord de gouvernement

Survol de Bruxelles : les différentes associations réagissent à l’accord de gouvernement
Survol de Bruxelles : les différentes associations réagissent à l’accord de gouvernement - © Tous droits réservés

Au lendemain de la présentation de l’accord du gouvernement bruxellois, les différentes associations qui luttent contre les nuisances liées au survol de Bruxelles réagissent. Un chapitre est consacré à cette problématique particulièrement épineuse. Chapitre relativement court. Il faut dire que l’aéroport de Bruxelles-National est situé en Flandre et l’établissement des routes aériennes est une compétence fédérale. Bref, le gouvernement bruxellois n’a pas vraiment les coudées franches.

Des priorités positives

Vu ses compétences limitées, le nouveau gouvernement régional n’aura d’autre choix que de plaider la cause bruxelloise dans les lieux de concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Et pour ce faire, il a établi une liste de priorités. A la satisfaction de l’asbl Bruxelles-Air-Libre. " Ils reprennent la plupart de nos revendications " se réjouit Brigitte Buffard, sa présidente. " L’évitement des zones les plus densément peuplées, l’allongement de la nuit de 22h à 7h du matin, l’indemnisation des personnes survolées, la création d’un organisme de contrôle indépendant des nuisances sonores etc. Donc pour nous c’est plutôt positif ".

Faire respecter l’arrêté " bruit "

Voilà donc ce que le gouvernement bruxellois compte défendre dans les différentes instances de concertation. Mais concrètement, la seule arme juridique de défense des Bruxellois, c’est l’arrêté relatif au bruit généré par le trafic aérien, le fameux arrêté " Gosuin ". " Si Bruxelles pouvait déjà faire respecter ces normes. Et exiger le paiement des amendes en cas d’infraction, je pense que ce serait déjà un grand pas en avant " estime Peggy Cortois, administratrice déléguée de l’UBCNA, l’Union belge contre les nuisances aériennes. " Car dans certains cas, comme lors des atterrissages de nuit sur la piste 01, 95 pour-cent des avions sont en infraction ".

Quid de la perception des amendes ?

Faire respecter cet arrêté, cela figure noir sur blanc dans le texte de l’accord. Mais concernant la perception des amendes, il est beaucoup plus timide. Ce que dénonce Antoine Wilhelmi du mouvement " Pas question ". " On parle vaguement d’étudier l’opportunité d’instaurer un système de perception direct des amendes. Nous exigeons plus. Il y a de quoi s’interroger sur la fermeté qui sera mise en œuvre par le nouveau ministre du climat et de l’environnement, Alain Maron. Pour nous, ce texte, c’est une grande déception. Je pense qu’on est en retrait par rapport à l’accord de gouvernement de 2014. Et par rapport à toute l’action qui avait été menée par la ministre Frémault au cours de la législature précédente ".

Mais Antoine Wilhelmi le concède, au-delà du texte, c’est surtout dans les faits qu’on verra quelle est réellement la position du nouveau gouvernement.

 

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