Survol de Bruxelles: le fédéral a proposé "des mesures techniques qui peuvent tenir sur un post-it"

Survol de Bruxelles: le fédéral a proposé "des mesures techniques qui peuvent tenir sur un post-it"
Survol de Bruxelles: le fédéral a proposé "des mesures techniques qui peuvent tenir sur un post-it" - © Tous droits réservés

Les solutions du fédéral pour le survol de Bruxelles? "Quelques mesures techniques, qui se déploieront peut-être à partir de 2020, et qui peuvent tenir sur un post-it". Le moins que l'on puisse dire, c'est que la ministre bruxelloise de l’environnement Céline Frémault s'est dite peu satisfaite du courrier reçu vendredi soir en provenance du gouvernement fédéral. Elle était l’invitée de Matin Première pour y évoquer ces propositions censées répondre à l'arrêt du tribunal de Bruxelles du 19 juillet dernier, qui avait donné une suite partiellement favorable à la Région et aux communes bruxelloises dans leurs actions en cessation environnementale lancées en juin 2016.

Si ces solutions techniques sont la panacée, pourquoi n'ont-elles pas été implémentées dès 2015?

Mais regrette la ministre, hormis une étude d'incidence qui aurait pu être lancée il y a longtemps, et qui est exigée par le jugement, rien de structurel ni de très convaincant: "Si ces solutions techniques sont la panacée, pourquoi n'ont-elles pas été implémentées dès 2015?". A l'inverse, elle s'étonne de ne pas retrouver dans la réponse du fédéral des solutions proposées par les associations.

Céline Frémault craint en fait qu'en difficulté pour s'accorder sur des solutions structurelles, le gouvernement fédéral joue la montre, en attendant les élections de 2018 et 2019, alors que pour elle, "il n'est pas possible de mettre ce dossier au frigo, ces nuisances sonores sont un poison, il faut entendre la souffrance des Bruxellois"

Elle annonce donc qu'elle verra l'ensemble des parties concernées, dont les communes bruxelloises: "Il existe une série de possibilités, dont retourner chez la juge et lever les astraintes".

Agenda politique caché

Interrogée sur les récentes émeutes à répétition à Bruxelles, la ministre a pointé "un manque d'effectifs connu", mais aussi "un manque de prévention 2.0".: "Il faut améliorer l'information", estime-t-elle, tout en craignant un agenda politique caché au niveau du fédéral, quand elle entend évoquer "la question de la fusion de la zone des polices"...

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