Suppression de parcours sur des lignes du TEC à Charleroi et à Namur : les bus hybrides en cause

Suppression de parcours sur des lignes du TEC à Namur : des bus hybrides en cause
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Il y a quelques jours, nous dressions le bilan de l’utilisation des 46 bus hybrides du TEC Namur Luxembourg après trois ans d’exploitation. Résultat : les véhicules sont bons pour l’environnement mais ils tombent souvent en panne. 28.000 litres de diesel sont économisés par mois et plus de quatre millions de kilomètres ont été parcourus par ces bus hybrides qui roulent à l’électricité 60% du temps.

Mais ce vendredi, la direction du TEC a été contrainte de faire part d’un nouveau problème. Et il concerne des bus hybrides utilisés en Wallonie : "depuis plusieurs semaines, le réseau urbain du TEC est en grande partie impacté par le manque de fiabilité des bus plug-in hybrides, accentué par un problème de livraison de pièces de rechange", explique le communiqué. "La situation s’est encore un peu plus détériorée ces derniers temps : les suppressions de parcours sur certaines lignes sont devenues plus nombreuses ces dernières semaines, générant une diminution de la fréquence et de la régularité des bus aux arrêts".

"Le TEC essuie les plâtres"

"Il est clair qu’en étant un peu précurseur dans le domaine avec la plus grande flotte d’hybrides en Europe, on essuie un certain nombre de plâtres", avoue Stéphane Thiery directeur marketing.

"On voit bien que la maturité du plug-in, c’est-à-dire du rechargement en ligne, n’est pas optimale. Il y a des maladies de jeunesse. Nous sommes les premiers à avoir choisi cette technologie. Le challenge des prochains jours sera de faire en sorte que la fiabilité de ce type de technologie soit au rendez-vous sur les lignes de Namur (46 bus hybrides) et de Charleroi (55 bus hybrides) qui sont les deux villes où nous utilisons cette technologie.

Des parcours supprimés à cause de bus à l’arrêt

De nombreux bus ont été mis à l’arrêt. "L’impact direct, c’est qu’on ne peut pas produire l’ensemble de l’offre qui est prévu dans les horaires du TEC. Aujourd’hui, il n’y a pas de réserve de bus suffisante. Il y a des retards et des parcours ont dû être supprimés à Namur ainsi qu'à Charleroi", explique Stéphane Thiery. "Dans le Hainaut, hors Charleroi, et à Liège, le TEC utilise une autre technologie hybride où là les maladies de jeunesse semblent derrière nous".

Un plan d’actions mis en place

"Nous avons mis une grosse pression sur le constructeur pour obtenir les pièces et la réparation rapide des bus. On espère trouver une solution pour la semaine prochaine voire les semaines suivantes pour remettre en service les bus immobilisés. Difficile de donner un timing. Nous faisons le maximum", conclut Stéphane Thiery.

La direction précise encore que "le personnel du TEC circulant dans la région namuroise et de Charleroi n’est en rien responsable de la dégradation de la situation".
 

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