Succès phénoménal pour la chasse aux sextoys de Wépion

Vibromasseurs, bougies de massage et jeux coquins, plus de 800 lots attendaient aujourd’hui les chasseuses de sextoys à Wépion. Un record d'affluence qui s'explique, en partie, par la polémique créée chez nos voisins Français.

Autour du terrain boueux, elles sont quelque 4300 (dont 200 hommes) à participer à cette chasse un peu particulière. "L’année passée je n’ai rien trouvé alors cette fois-ci, je change de technique. J’ai bien observé le terrain avant le top départ" et il faut croire que c’est gagnant pour cette chasseuse qui, pas moins de cinq minutes après le début de la course, brandit avec fierté la boîte trouvée .

L'évènement est organisé chaque année depuis 8 ans par la société namuroise Soft Love, spécialisée en produits glamour. Les organisateurs attendaient 10.000 visiteurs, ils étaient plus nombreux encore à venir passer une journée au soleil entre amies, en couple ou en solo.

Du plaisir oui, mais pour la bonne cause!

Pour la plupart déguisées, les participantes sont venues aussi et surtout pour revendiquer leur liberté d’expression et défendre leur liberté sexuelle. Une journée qui a également permis de récolter des fonds pour l'association Think Pink, qui lutte contre le cancer du sein et Endométriose Belgique ASBL. "Je suis atteinte d’endométriose, donc je suis là pour soutenir toutes les femmes victimes de cette maladie. Je n’ai encore rien déterré, mais ce n’est pas grave, c’est que du plaisir !", confie l’une des chasseuses.

Une chasse aux sextoys qui fait polémique en France

Bon enfant, l'évènement a fait parler de lui chez nos voisins français. Il a suffi d'une vidéo postée par Le Parisien pour que les réseaux sociaux s'enflamment. En cause, un quiproquo sur la date qui annonçait cette chasse aux sextoys durant le weekend de Pâques. Certains commentaires parlent de manque de respect pour les croyants, d'autres comparent les participants à des Marc Dutroux en puissance. Une polémique qui n’a pas lieu d’être pour l’organisateur, Nicolas Bustin : "Ils n’ont pas vérifié sur le site internet qui était super clair, ils ne nous ont pas contacté, ils ont directement été dans l’action. Mais j’ai eu l’occasion d’avoir une discussion constructive avec certains de ces internautes et je pense qu’ils ont compris le but de cette chasse aux sextoys ".

En attendant, cette vidéo buzz a profité aux organisateurs qui comptent bien réitérer l’opération à Wépion mais pas que, puisqu’ils pensent déjà à exporter leur concept... en France !

 

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