Submergé par l'afflux de tests covid, le laboratoire namurois Luc Olivier n'accepte plus de tests pendant une semaine

Submergé par l'afflux de tests covid, le laboratoire namurois Luc Olivier n'accepte plus de tests pendant une semaine
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Submergé par l'afflux de tests covid, le laboratoire namurois Luc Olivier n'accepte plus de tests pendant une semaine - © Sandy De Spiegeleer

Le laboratoire Luc Olivier basé à Fernelmont croule littéralement sous les tests covid à analyser. Depuis le début de la pandémie, le laboratoire a fortement augmenté sa capacité à traiter les tests PCR covid. Sa capacité réelle est de 2250 tests traités par jour mais depuis lundi la situation s’emballe complètement.

Comme l’explique le directeur du labo, Sandy De Spiegeleer : "lundi nous avons reçu 3300 test, 3700 mardi, 4600 mercredi… Pour jeudi je ne sais pas identifier le nombre car nous n’avons pas su encoder tous les patients. Et ça ne va plus, on arrive au triple de notre capacité réelle, ça ne va plus au niveau technique et humain. On en arrive à communiquer des résultats 4 ou 5 jours après avoir reçu le prélèvement dans nos mains et ça n’a plus de sens. C’est beaucoup trop tard, le médecin traitant aura les résultats au moment où le patient n’est plus contagieux… C’est beaucoup trop tard pour le risque de contamination."

Aucun test ne sera accepté jusqu’au 22 octobre

Du coup, le laboratoire a décidé de ne plus accepter de nouveaux tests covid durant une semaine pour pouvoir résorber le retard.

Aucun test ne sera accepté jusqu’au 22 octobre "C’est vraiment important d’avoir les résultats rapidement pour les patients à risque", insiste Sandy De Spiegeleer, "pour que le médecin puisse rapidement adopter la prise en charge médicale adéquate".

Selon le patron du labo, la situation n’est malheureusement plus celle d’un dépistage préventif. "Il faut maintenant uniquement identifier les personnes qui sont à risque, qui ont le risque d’atterrir aux urgences et aux soins intensifs, les résidents d’une maison de repos par exemple. Pour les autres qui sont asymptomatiques ou avec de faibles symptômes, la quarantaine appliquée strictement doit suffire".

Pour ce patron de Labo, il faudrait que les critères pour réaliser un test PCR soient plus stricts, en fonction de l’âge et des risques. Il plaide pour des instructions de tri plus claires vers les médecins traitants. "Si on se basait sur ces critères, je pense que nous ne devrions analyser qu’un tiers des milliers de tests que nous avons reçus".

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