Strée: le CTA propose une formation gratuite en agroforesterie

Le CTA propose une formation gratuite en argroforesterie à Strée
Le CTA propose une formation gratuite en argroforesterie à Strée - © rtbf.be

Devenir un spécialiste en agroforesterie, c'est ce que propose en ce moment le CTA, le Centre des Technologies Agronomiques de Strée. Cette formation est gratuite et il s'agit d'une première en Belgique.

L'agroforesterie allie la pratique de l'arbre, la production de bois, avec l'agriculture, qu'il s'agisse de culture ou d'élevage. Comme l'explique Olivier Baudry, secrétaire de l'AWAF, l'Association Wallonne pour l'Agroforesterie."Les agriculteurs voient l’arbre sous ses côtés néfastes : cela fait de l’ombre, il y des branches, les machines ne savent pas passer. Pourtant, il y a moyen de choisir les bonnes espèces aux bons endroits. On peut planter des écartements suffisamment larges pour que la machine puisse passer. On peut aussi adapter les pratiques agricoles et adapter la manière dont les arbres sont produits. Aujourd’hui, on développe d’autres techniques innovantes et adaptées aux pratiques agricoles actuelles".

L’utilisation des techniques d’agroforesterie présente de nombreux avantages.

Olivier Baudry : "Nous essayons de faire du bois de qualité et à haute valeur qui se vend assez cher au mètre cube. Il s’agit d’avantages économiques et biologiques. Les arbres abritent des auxiliaires, ils font de l’ombre mais modérément ce qui évite, en période de sécheresse, que les cultures souffrent trop. Les racines s’insinuent sous la culture et retiennent l’excès d’azote ce qui protège aussi les nappes. Cela crée des corridors écologiques et cela apporte du carbone au sol. Lutter contre les inondations avec l’installation de haies permet de limiter un peu l’érosion".

La motivation et les profils des agriculteurs qui se sont inscrits à cette formation sont des gens qui sont déjà dans une démarche de réflexion par rapport à la durabilité de leur système de production, explique Olivier Baudry. Chaque année, ils voient le sol partir, 2 ou 3 tonnes d’hectares de sol par année. Ils disent que cela ne peut plus continuer.

Martial Giot

 

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