Permis suspendu pour le futur dépôt de tram Marconi, la STIB est "surprise"

Le dépôt Marconi devrait accueillir 75 trams (projection).
Le dépôt Marconi devrait accueillir 75 trams (projection). - © www.stib.be

Le permis d'environnement a en effet été suspendu par le Conseil d’État. Situé à la frontière entre Forest, Uccle et Drogenbos, les travaux de démolition des bâtiments sur le site avaient déjà commencé. Mais suite à un recours déposé par la commune de Drogenbos, le Conseil d’État a décidé de suspendre le permis d'environnement octroyé. Le patron de la Stib a, pour sa part, été fort surpris par cette décision.

Et pour motiver sa décision, le Conseil d'Etat considère les trams comme des véhicules pour le parking. Celui-ci est de 112 places. Avec les trams dans le calcul, il n'y a pas assez de places.

Une décision qui semble appuyer la demande de la commune de Drogenbos pour un permis d'environnement au niveau 1a (c’est-à-dire un permis qui oblige à consulter les régions bruxelloise et flamande). Or, la Stib avait introduit un permis d'environnement 1b, qui permet de ne consulter que la Région bruxelloise. C'est ce que nous expliquait le bourgmestre de la commune de Drogenbos. Il se dit d'ailleurs soulagé de cette décision du Conseil d’État.

Avec ce dépôt Stib, Alexis Calmeyn craint des répercussions pour sa commune. Notamment en matière de mobilité et de nuisances sonores. Une crainte partagée par les communes de Forest et d'Uccle.

Selon les quotidiens la Dernière Heure et La Capitale, la Stib analyse en ce moment les moyens juridiques pour contrer cette décision. Le dépôt Marconi devrait accueillir 75 trams et les installations pour entretenir 10 véhicules. Ce nouveau délai dans la construction du dépôt est un problème pour la société de transports.

Stupéfaction à la STIB

La décision du Conseil d’État a, à tout le moins, surpris la direction de la STIB, si l'on en croit la réaction du directeur général de la société bruxelloise, Brieuc de Meeûs, interrogé à ce sujet mercredi en marge de la présentation du bilan et des perspectives d'activités de sa société.

Le CEO de la STIB a dit espérer que le Conseil d’État s'est appuyé sur des arguments juridiques et techniques solides pour prendre une telle décision "défavorable à la mobilité à Bruxelles".

Yasmina Favaro, avec Belga

 

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