Stib : 90 pourcents de fréquentation en moins mais encore trop de monde sur certaines lignes

La Stib insiste en cette veille de congé de Pâques sur le fait que les trams, bus et métros de la capitale ne doivent être utilisés que pour des déplacements essentiels et si l’on a aucun autre moyen de transport.

Même si la fréquentation a chuté ces dernières semaines, la Stib observe une légère reprise ces derniers jours. " Lorsqu’on améliore l’offre, on constate à chaque fois une sorte d’appel d’air. Et puis les gens commencent, sans doute, aussi à en avoir marre du confinement. Mais il faut tenir bon. Aidez-nous à mieux servir ceux qui prennent soin de nous " explique Françoise Ledune, la porte-parole de Stib.

Cette légère reprise est heureusement encore très marginale selon la société de transport mais qui n’attend pas que la situation s’aggrave pour relancer une campagne de communication.

Points noirs

C’est entre 14 heures et 18 heures que la situation est parfois problématique sur certaines lignes : 25, 55, 3, 49 notamment. Et à certains arrêts : Gare du Midi, place Liedts, place Flagey, Simonis, Saint-Guidon, Verboeckhoven entre autres. C’est là que se concentrent les contrôles de la Stib depuis le début, appuyés parfois par les services de police.

Même si l’on observe cette très légère hausse ces derniers jours, aujourd’hui la fréquentation du métro (très utilisé par les navetteurs) a chuté de 90 pourcents. Celle des bus et des trams en surface (davantage utilisés par les Bruxellois) a baissé de 85 pourcents. Mais cette baisse de fréquentation avait déjà commencé la semaine avant le début des mesures de confinement (18 mars), avec une diminution de 75 pourcents.

Réorganisation de l’offre

Cette baisse de fréquentation associée à un taux d’absentéisme important des conducteurs (27 pourcents aujourd’hui), a poussé la Stib a réorganisé son offre en concentrant ses forces sur certaines lignes prioritaires (notamment celles qui desservent les hôpitaux et les nœuds commerçants) même si l’ensemble du réseau reste desservi.

Dans cette réorganisation du trafic des bus, trams et métros, il a aussi fallu tenir compte des nouvelles mesures de distanciation sociale (maximum une vingtaine de personnes par tram, entre 5 et 10 par bus et entre 60 et 80 par métro). Celles-ci ont fait perdre à la Stib environ 90 pourcents de sa capacité.

Mais cette perte de capacité couplée à cette diminution globale des fréquences est un petit peu contrebalancée par l’absence de bouchons en ville. Sur une même durée, les conducteurs roulent davantage de kilomètres qu’en temps normal. Ce qui a permis à la Stib d’augmenter l’offre de 25 pourcents sur les lignes prioritaires.

 

 

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