Stavelot-Malmedy: des policiers menacent le Grand Prix de F1

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Certains policiers de la zone de Stavelot-Malmedy se disent mécontents de leur traitement et annoncent qu'ils sont prêts à déposer un préavis d'actions qui s'arrêtera après le Grand Prix de Belgique de Formule 1.

Une réunion entre les responsables de la zone de police de Stavelot-Malmedy et les syndicats est prévue la semaine prochaine. Un courrier a été adressé par le SLFP-Police à cette zone de police et au directeur coordinateur de l'arrondissement judiciaire de Verviers pour dénoncer les conditions de travail des policiers lors des 24 heures de Francorchamps.

"Nos collègues ont été livrés à eux mêmes, sans encadrement, ni les plus élémentaires notions de confort et d'hygiène. Des infractions au code du Bien-être au Travail sont relevées et le code Pénal n'est pas respecté. La sécurité des intervenants, par ces lacunes, ne pouvait être garantie", dénonce le courrier signé par le mandataire permanent, Patrick Lurquin.

Concrètement, le syndicat dénonce notamment l'exiguïté des locaux dans lesquels sont installés les services de police sur le site, mais également la malpropreté des lieux (toilettes bouchées), ainsi que l'absence de plan et de briefing pour les travailleurs. Il estime également que les travailleurs pourraient bénéficier de boissons et de nourriture.

Transat et banc solaire

Le syndicat demande la tenue d'un comité de concertation de base, sous peine du dépôt d'un préavis de grève du 14 août au 1er septembre.

Du côté de la zone de police, on s'étonne quelque peu de la teneur de ce courrier. "Les locaux ne sont pas immenses et c'est vrai que nous demandons davantage de place depuis des années. La situation s'est déjà améliorée. Nous disposons de trois locaux, de deux toilettes pour les hommes et d'une pour les dames, d'un évier, d'une télévision, et d'un micro-ondes. Du café est également distribué. Je ne vais quand même pas fournir un transat et un banc solaire", a remarqué Emile Delhez, directeur des opérations.

Le chef de zone ff ne nie pas que certaines doléances sont peut-être fondées. "Mais elles doivent être remises dans leur contexte. Certains policiers se sont plaints de ne pas avoir reçu de plan des lieux. C'est exact. Ce plan n'était pas fondamental mais nous remédierons à la situation. Certains ont dénoncé l'absence de briefing par le chef de corps. Cela semble également exact mais ils ont tout de même été briefés. Je m'informe d'ailleurs de la

raison de ce manquement. Pour le reste, il n'y a rien à dire et je démens tout", a commenté Emile Delhez, soulignant qu'aucune doléance n'avait été émise lors des interventions.

"Les toilettes étaient propres le jeudi matin. S'il y a eu un souci plus tard, c'est de la faute des personnes qui y ont travaillé", a-t-il précisé. Concernant la nourriture, M. Delhez rappelle que l'ordre de mission prévoit que les travailleurs doivent emporter leur pique-nique et bénéficient d'ailleurs d'une indemnité. "Nous leur avons en plus fourni du café et de la soupe", a-t-il remarqué.

Les responsables de la zone rencontreront les syndicats dans le courant de la semaine prochaine. "Nous voulons tout mettre à plat et voir ce que nous pouvons faire", a conclu Emile Delhez.

(Belga)

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