Statue de Léopold II déboulonnée à Auderghem : "Ce n'est pas comme ça qu'on procède dans une démocratie"

Une statue du roi Léopold II a été déboulonnée à Auderghem dans la nuit de jeudi à vendredi. Une dizaine d’activistes ont vandalisé ce qu’ils considèrent être des symboles de la colonisation du Congo et des exactions contre les populations locales.

Didier Gosuin (DéFI), bourgmestre d’Auderghem, "condamne" et "regrette" cette action. "Ce n’est pas comme ça qu’on procède dans une démocratie. Ce n’est pas comme ça qu’on remet l’histoire dans le droit chemin. Au contraire, ce sont des actes qui choquent, qui bloquent, qui créent des tensions, des conflits", déclare-t-il au micro de la RTBF.

"Qu’il y ait un débat autour de l’histoire, du passé colonial, de la manière dont le récit historique est inculqué à nos générations, certes, je suis d’accord et il faut l’ouvrir, poursuit-il. Mais pas par des voies d’activistes."

Une inscription rognée par la commune

Et Didier Gosuin de souligner que "la commune d’Auderghem a fait volontairement enlever une phrase qui était du révisionnisme historique. Il y avait une petite phrase en hommage à ceux qui ont apporté la civilisation au Congo. C’est une lecture unilatérale de l’histoire." Cette inscription a été rognée il y a quelques jours, comme on peut le voir sur l’une des photos ci-dessous.

Pour le bourgmestre d’Auderghem, la solution passe par une remise en contexte de tels monuments. "Que dans les lieux où il y a des monuments en l’honneur de rois ou d’autres dirigeants, il y ait une contextualisation qui soit commune à tout le monde de façon à ce qu’enfin cette histoire ne soit plus regardée du côté du belge uniquement, mais aussi du côté des Congolais", conclut-il.


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