Station d'épuration de Sprimont : un vrai casse-tête

Ce type de projet qui évite le tout à l'égout, est généralement salué dans l'absolu par la population... mais lorsque l'on évoque les installations de façon concrètes,

les choses sont beaucoup plus complexes.

En matière d'épuration des eaux, les sprimontois sont très très en retard. Le cas est difficile: le territoire est très vallonné. C'est une commune rurale, mais occupée à s'urbaniser, avec plusieurs projets de lotissements. Depuis quinze ans, des collecteurs ont été installés, petit à petit, pour se raccorder, un jour, à une station de traitement. Et ce jour commence à arriver.

Mais entre-temps, la parcelle envisagée pour la construire a changé de propriétaire. Et le désormais maître de céans se pose en opposant farouche. Il suggère plutôt de la prévoir une centaine de mètres en contrebas. Et il se targue d'un avis favorable de l'administration des forêts. L'intercommunale qui gère le dossier, s'en étonne: c'est un site naturel protégé. Et en plus, c'est une zone inondable. Les gestionnaires ne sont guère emballés. D'où une contre proposition: deux cents mètres en amont. Mais avec un inconvénient: un léger surcoût.

Difficulté supplémentaire : ce sont des terrains karstiques, c'est-à-dire, un sous-sol calcaire avec des failles, des chantoirs et des résurgences. Les diverses hypothèses de travail vont être présentées, ce mardi, aux habitants de la localité. Le choix précis, quoi qu'il advienne, s'annonce cornélien.

 

Michel Grétry

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