Stade national: le Sporting d'Anderlecht fait un pas de côté, la tuile de trop?

Malgré les remous, l’échevin des Sports de la ville de Bruxelles - le MR Alain Courtois - se veut résolument optimiste.
Malgré les remous, l’échevin des Sports de la ville de Bruxelles - le MR Alain Courtois - se veut résolument optimiste. - © ERIC LALMAND - BELGA

Le nouveau stade national a de nouveau fait parler de lui lundi au conseil communal de la ville de Bruxelles. Les débats ont une nouvelle fois été houleux au sujet de ce stade censé être construit sur l'actuel parking C au Heyzel. Après les retards dans l'obtention des permis, c'est le pas de côté du Sporting d'Anderlecht qui pose question. Pour rappel, le club qui était censé occuper le nouveau stade à l'année s'est provisoirement retiré du projet. Alors, ce stade verra-t-il le jour ? Et si oui, à quel prix ? Des questions lancinantes que se posent de plus en plus l'opposition.

Une tuile, une de plus…

Voilà comment l’opposition perçoit la récente communication du Sporting d’Anderlecht. "Je crois que c'est l'échec de la méthode Courtois, tranche Fabian Maingain (Défi). C'est la Ville qui a décidé de procéder ainsi, par un bail emphytéotique, en laissant le privé au centre du jeu et en perdant ses leviers de négociation. Il aurait fallu bétonner la participation d'Anderlecht et de l'Union belge. La Ville est le seul acteur à s'être engagé financièrement dans ce projet. Quand on voit que le privé a autant de réticences à le faire, on peut se demander pourquoi l'autorité publique s'est, elle, aux frais du contribuable bruxellois, engagée aussi rapidement."

"Ce qui m’inquiète surtout, poursuit Marie Nagy (Écolo), c’est que dans le bail emphytéotique qui lie la Ville au constructeur Ghelamco, il y a des dispositions qui pourraient entraîner des coûts pour la ville de Bruxelles en cas de désistement d’Anderlecht."

L’Eurostadium en restera-t-il au stade de plans et d’esquisses ? La chef de groupe cdH, Joëlle Milquet, commence à se poser la question. "S’il n’y a pas de permis de bâtir - parce qu’on en est à plus d’une année de retard - si on n’a pas d’équipes dans le stade, ça commence à faire beaucoup… Et si en plus, le coût est quand même beaucoup plus à charge des contribuables que prévu, c’est à se demander s’il faut poursuivre…"

"Bien sûr !, répond l’échevin des Sports Alain Courtois. Le pas de côté d’Anderlechtc’est un jeu de poker dans le cadre d’une négociation avec Ghelamco", une négociation qui ne concerne pas la ville de Bruxelles.

"Restons calmes"

Et puis, poursuit l’échevin MR, "les problèmes entre un propriétaire et un locataire sont des problèmes qui se posent quand la maison est construite. Restons calmes ! Un problème aujourd’hui n’est plus un problème demain, et inversement." Résolument optimiste, Alain Courtois est confiant dans le timing. Il rappelle qu’en France, le stade de Lyon a été inauguré à peine cinq mois avant l’Euro 2016 de football.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK