Square Léopold à Namur: une asbl fait une contre-proposition qui permettrait de sauver deux arbres sur trois

Il y a quelques semaines, le promoteur Besix Red avait présenté ses plans qui prévoient d’abattre les arbres du parc Léopold. Aujourd'hui, l’asbl de protection de l'environnement Ramur présente une contre-proposition.

Selon Ramur, il y aurait moyen de construire un bâtiment tout en préservant, si pas l’entièreté du parc, au moins une bonne partie. L’asbl a donc travaillé avec un architecte non pas à partir d'une page blanche mais bien du projet de Besix.

En quoi ce contre-projet est-il différent ?

Eh bien, ce qu’ils proposent c’est de construire sur le parc, mais sur une moitié du parc seulement. A savoir la partie ouest (quand vous êtes dos à la rue de Fer et que vous regardez le parc, c’est celle qui se trouve à gauche vers la gare). De l’autre côté, à droite, le long de la rue Borgniez qui remonte vers le pont de Louvain, tout ça serait gardé comme parc. Cela permettrait de sauver quasiment deux arbres sur trois.

Evidemment, revers de la médaille, c’est qu’il y aurait moins de superficie : 11.000 m² de commerces au lieu de 18.000. Mais selon les auteurs, même dans ces conditions, le projet reste rentable pour Besix, tout en dégageant un espace pour la collectivité.

"On est tout à fait conscient que la rentabilité du promoteur sera affectée, explique Jean Philippe Laurent, administrateur de Ramur, mais préserver un espace public de qualité n’a pas de prix en termes de valeur ajoutée sociétale. Là, il est question d’arbitrage politique. Le politique doit donc aussi faire pression pour imposer une partie de la valeur ajoutée qui est attendue du collectif par rapport à l’impératif de stricte rentabilité du promoteur. C’est là-dessus qu’on les attend, évidemment."

Qu’en pense le bourgmestre de Namur ?

On ne sait pas vraiment car ni Maxime Prévot ni Besix n'ont voulu faire de commentaire sur le fond. Ils renvoient simplement à la procédure qui suit son cours et à l'enquête publique qui permettra à Ramur de formaliser ses propositions. Une enquête qui devrait démarrer dans le courant de cette année 2021.

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