Square Léopold de Namur : "Le projet de Besix me fait penser aux paquebots qui défigurent Venise"

Le projet de Besix pour remplacer le Square Léopold : disproportionné, selon le PS et le PTB
Le projet de Besix pour remplacer le Square Léopold : disproportionné, selon le PS et le PTB - © Agence Viguier

Trop de commerces, trop de bureaux, trop de béton... "Le projet Besix est disproportionné", assène Fabian Martin, le chef de groupe du PS au conseil communal de Namur. Il me fait penser aux gigantesques bateaux qui frôlent les berges de la place Saint-Marc et défigurent Venise."

Le PS estime qu'installer 18.000 mètres carrés de commerces à la place du Square Léopold risque de cannibaliser le commerce du centre-ville "qui se porte déjà assez mal, constate Fabian Martin. Cela va aggraver la désertification du centre et du bas de la ville."

Le PS dénonce aussi la disparition d'un espace public (le square actuel) au profit d'un espace quasi entièrement privatisé (un centre commercial, des bureaux et des appartements).

"On se préoccupe d'abord des mieux nantis"

Le PTB, de son côté, n'accepte tout simplement pas la disparition du Square Léopold. "Il faut bien entendu nettoyer le parc en profondeur et le réaménager avec, entre autres, des espaces de jeux pour les enfants et une fontaine, plaide le chef de groupe Thierry Warmoes. Le centre-ville manque cruellement de verdure, c’est pourquoi nous tenons à ce parc, et plus encore avec les étés chauds qui se succèdent." 

PS et PTB, à l'unisson, dénoncent aussi l'intention de Besix de construire 10.000 mètres carrés de logements de standing, "alors que Namur manque cruellement de logements à prix modéré", selon Thierry Warmoes. "On se préoccupe d'abord des mieux nantis", ajoute Fabian Martin. "Pourquoi ne pas envisager des logements publics dans un tel projet. Nous devons veiller à la mixité sociale dans les quartiers."

Les conseillers communaux auront le loisir ce mardi soir de critiquer le projet présenté par le promoteur Besix, et soutenu par la majorité CDH-MR-Ecolo. Mais il n'appartient pas à la ville, à ce stade, de se prononcer. Une première enquête publique aura lieu au printemps. Elle permettra à tous les Namurois de donner leur avis.

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