Sport et froid: "une façon de se dépasser et d'améliorer ses performances"

Sport et froid: "une façon de se dépasser et d'améliorer ses performances"
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Sport et froid: "une façon de se dépasser et d'améliorer ses performances" - © Tous droits réservés

Malgré les températures négatives, certains sportifs ont pris le chemin de l'entraînement. Ils nous donnent leurs conseils et leurs impressions sur la pratique d'une activité, en plein air, en plein hiver! 

 

Premier arrêt: le golf. Au Royal Golf Club du Hainaut, le parking se remplit peu à peu. Certains arrivent même...en short! "J'en ai vu un ce matin, oui, un des tous premiers", confirme Jacques Flasse l'agent d'entretien. "Cela ne m'étonne pas. Quand vous faites un 18 trous, vous marchez beaucoup. Quand on bouge, on n'a pas froid!". Jacques repart faire "son tour", à pied impérativement ce dimanche. "On n'utilise pas les voiturettes quand il gèle, ça brûle le gazon!". Au terrain d'entraînement, Rocco s'échauffe. "C'est obligatoire, pour toute pratique sportive. On évite les déchirures!" Pas temps froid, c'est encore plus important de préparer ses muscles à l'effort. Rocco ne craint pas les conditions hivernales. "J'ai travaillé trois ans dans le bâtiment!", explique-t-il. Il a juste veillé à bien s'emmitoufler. "Mais les gants, je les retire pour tenir mon club de golf". Son ami Cecilio est un peu étonné par les réactions des balles sur le terrain gelé. "On dirait des balles magiques. Voyez comme elles rebondissent! Elles vont rouler sans doute bien plus loin que d'habitude. S'adapter risque de ne pas être évident". Le propriétaire du golf Bart Bollen est présent, lui aussi. "Un temps froid et ensoleillé comme celui-ci n'est pas du tout un problème pour jouer au golf. Que du contraire! En fait, le golf peut se pratiquer par tous les temps, sauf sous l'orage. C'est trop dangereux".

 

Un peu plus loin, dans le bois, les groupes de joggeurs se donnent rendez-vous pour le footing matinal. "Ca a été un peu difficile de sortir de chez soi", confie une courageuse. Pas évident non plus de s'habiller en conséquence. "Technique dite 'de l'oignon', on enfile les couches, et on les retire au fur et à mesure qu'on se réchauffe". Le petit groupe fera attention à une chose ce dimanche. "Surtout, on ne s'arrête pas. Sinon on se refroidit!"

D'autres coureurs rejoignent la piste Vincent Rousseau, derrière l'Académie de Police. Ceux-ci sont des habitués des grandes performances. Super équipés. "Double cagoule, gants électriques qui chauffent juste ce qu'il faut, en s'adaptant à la température de l'air. Chaussettes de trail, spécial temps froid". Giuseppe nous explique qu'il y a trois points à couvrir absolument, pour éviter les pertes de chaleur. "La tête, les mains, les pieds". Ce qui l'amène ce matin? L'habitude, d'abord, de courir entre copains. L'envie de se dépasser, aussi. "Sortir de sa zone de confort! Avant, quand il pleuvait, je restais chez moi. Je me suis rendu compte que seules les trois premières minutes étaient pénibles. Ensuite, c'est bénéfique, pour le dépassement de soi, et les performances! On se rend compte que c'est comme une drogue. Le bienfait, d'après la course, est juste génial!". Giuseppe ne craint pas les difficultés, on peut même dire ...qu'il les provoque! "D'habitude, je cours déguisé. Cela réclame plus d'efforts, c'est moins confortable. Mais quand vous faites une course déguisé, que vous voyez le sourire des gens, les encouragements, cela compense ! On reçoit bien plus que ce que l'on donne. Aller chercher des difficultés est intéressant". Après avoir avalé des kilomètres dans le froid et la bonne humeur,  Giuseppe et les autres ont prévu un bon repas. Une motivation supplémentaire pour sortir de chez soi!

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