Par crainte des sanctions: hara-kiri au cannabis social club de Namur

Plants de Cannabis issus d'une production "domestique"
Plants de Cannabis issus d'une production "domestique" - © Tous droits réservés

C'est la débandade au cannabis social club de Namur. Les administrateurs ont rendez-vous ce mardi après-midi avec leur avocat. Deux d'entre eux ont décidé de dissoudre l'asbl ou en tout cas de démissionner. La crainte de la prison explique cette volte-face.

Les militants namurois pour la légalisation du cannabis, pourtant, semblaient déterminés : interviews dans la presse, lettre au bourgmestre, publication des statuts de l'asbl au moniteur. L'objectif de l'association était de produire du cannabis pour ses membres, sans but de lucre. La Belgique ne tolère-t-elle pas depuis dix ans la détention d'une petite quantité de cannabis pour la consommation personnelle ?

sous la menace d'une peine de trois mois à cinq ans de prison

Mais le Parquet de Namur ne l'entend manifestement pas de cette oreille. Selon Etienne Gaublomme, substitut du Procureur du Roi de Namur, les administrateurs d'un cannabis club se rendraient au minimum coupables de facilitation d'usage de drogues à autrui, une infraction punie d'une peine de trois mois à cinq ans de prison, voire même d'un trafic de stupéfiants en association, ce qui est plus grave encore.

La semaine passée, à Liège, les deux responsables d'un autre cannabis club (Ma weed perso) ont été arrêtés par la police. Ils sont pousruivis pour facilitation d'usage de substances illicites.

La menace d'une condamnation pénale fait manifestement reculer les fondateurs du cannabis club de Namur, qui se sont toujours présentés comme d'honorables pères de famille.

François Louis

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