Sophia-Lorraine, un projet transfrontalier pour protéger les enfants

Sophia-Lorraine, un projet pour la protection de l'enfance
Sophia-Lorraine, un projet pour la protection de l'enfance - © Flicr-lunavorax

Un nouveau projet européen intitulé Sophia-Lorraine, vise à protéger l'enfant "par-delà les frontières".

Dans certaines situations de crise, suite à un divorce par exemple, les enfants sont amenés à traverser les frontières belges, luxembourgeoises ou françaises. Une migration qui déstabilise les cadres de prise en charge, et fragilise davantage certaines situations. Le projet Sophia-Lorraine vise à former les travailleurs sociaux des trois versants au travers des formations continuées.

Les enfants ne franchissent pas seulement les frontières d'états, ils franchissent aussi les frontières des secteurs destinés à leur venir en aide. Une situation dont certains parents se servent pour échapper à une contribution alimentaire ou à une garde partagée.

Jacques Rihoux, le coordinateur du projet évoque les situations les plus courantes :

"Un grand nombre de ces situations se trouvent dans un contexte régional, en tout cas dans les régions où la perméabilité des frontières a depuis des années, constitué une sorte d'hinterland;  et c'est le cas en particulier dans la Grande Région. Sur cet espace il y a déjà énormément de situations de ce genre, qui bénéficieraient d'une prise en charge plus cohérente, dès lors que les intervenants directement confrontés à des situations, accorderaient leurs violons par-delà les frontières. Sans attendre une évolution que l'on voit bien poindre, mais qui risque de survenir dans des dizaines d'années, à la vitesse où l'intégration européenne se développe."

Le projet Sophia-Lorraine souhaite mettre sur pied des formations pour les travailleurs sociaux des trois régions. Une manière de lisser les frontières, comme le précise Guy Denis, le directeur de la catégorie pédagogique de la Haute Ecole Robert Schuman :

"On a à la fois des personnes sur le terrain et d'autres qu'on prépare aux difficultés. Il fallait comprendre et construire une problématique, parce que ce n'est pas le tout d'observer. Il faut se donner des outils et les mettre en oeuvre le plus vite possible."

Le projet vise à mettre tout en place d'ici à 2014.

Céline Knockaert, Christine Pinchart

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK