Solre-sur-Sambre : une passerelle en plastique par-dessus la rivière

Solre-sur-Sambre : une passerelle en plastique par dessus la rivière
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Solre-sur-Sambre : une passerelle en plastique par dessus la rivière - © Nicolas Rondelez

Une demi-heure, c’est le temps qu’il a fallu pour placer une nouvelle passerelle cyclo-piétonne de 30 mètres de long par-dessus la Sambre à Solre-sur-Sambre, aujourd’hui. Ces structures sont généralement composées d’acier et de béton et sont extrêmement lourdes. Mais dans le cas présent, il s’agit de matériaux composites légers mais extrêmement résistants. C’est la première fois que le service public de Wallonie en charge de la mobilité fait appel à cette technologie qui présente de nombreux avantages.

Au niveau du barrage de Solre-sur-Sambre, les pilastres qui soutenaient l’ancienne passerelle dataient de 1830. La passerelle elle-même, en acier, était rongée par la rouille. Aujourd’hui elle a été remplacée par une structure en polyester renforcé de fibre de carbone. Une sorte de plastique.

Une structure "poids plume"

Une technologie venue des Pays-Bas et qui présente de nombreux avantages comme l’explique Julian Boncklandt, Ingénieur aux voies hydrauliques de Charleroi : "Par rapport aux procédés habituels, c’est un matériau très léger. La nouvelle structure pèse à peine 6 tonnes. En acier et béton, elle en aurait fait entre 50 et 60. Grâce à ce poids léger, on a pu conserver les anciennes pilastres sans devoir trop les renforcer. En plus, elle flotte, puisque c’est une sorte de plastique extrêmement résistant. On aurait même pu imaginer l’amener sur place en la tirant simplement sur l’eau. C’est la configuration des lieux, étroits, qui nous en a empêchés".

 

Des économies en perspective

Une nouvelle technologie qui engendrera des économies se réjouit François Frankinet, porte-parole sur Service Public Wallon Mobilité et Infrsatructures : "Au niveau de la fabrication et de la mise en place, le prix est identique aux méthodes traditionnelles. Mais l’ouvrage est garanti 100 ans et c’est sur la durée que c’est intéressant. Pas de rouilles, pas de fissures dans le béton. Il n’y a aucun entretien à part peut-être un coup de peinture cosmétique dans 30 ans. C’est là que se situeront de sérieuses économies".

Voilà donc une nouvelle passerelle sur la Sambre qu’enjamberont plusieurs générations de promeneurs. Aux Pays-Bas, ces ponts en matériaux composites sont déjà utilisés pour le trafic automobile. Cette première wallonne est un test mais d’autres projets pourraient rapidement utiliser ces nouveaux matériaux.

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