Soins non-Covid : l'hôpital Jolimont est prêt, les patients un peu moins

Paul Desclée, chef du service Radiologie de l'hôpital Jolimont
Paul Desclée, chef du service Radiologie de l'hôpital Jolimont - © Tous droits réservés

Le Groupe Jolimont a reçu la visite du ministre fédéral de la santé, Franck Vandenbroucke, ce lundi après-midi. Le ministre a visité l’Alphenix 4DCT, un tout nouvel outil technologique de pointe installé au sein du service de radiologie de Jolimont afin d’améliorer la prise en charge des patients en radiologie interventionnelle. C’est la toute première salle de ce type installée en Belgique, qui permet de combiner un scanner, une table d’angiographie et un échographe. Paul Desclée, le chef du service radiologie de Jolimont, est ravi de ce nouvel outil. Encore faut-il qu’il y ait des patients, car depuis le début de la crise Covid, ils sont bien moins nombreux qu’avant à venir passer leurs examens. Dans certains cas, les conséquences peuvent être désastreuses. " En oncologie, on voit encore maintenant des retards de diagnostics clairs, des retards de prise en charge avec patients qui n’osent pas aller hôpital et donc on a diagnostics tardifs, et donc des stades plus difficiles à traiter". Paul Desclée voit par contre revenir d’autres patients souffrants, eux, d’infections : "ce sont des patients qui font des appendicites, des infections des intestins, des infections des poumons. Ils se disent : "c’est pas si grave, je tousse un peu, j’ai un peu mal au ventre, ça peut attendre, ça va passer". Et puis ça ne passe pas, et quand ils viennent, l’infection est déjà bien avancée".
Cette crainte d’aller à l’hôpital se marque aussi d’une autre façon : "pour les pathologies moins graves, en radiologie, j’ai constaté que les patients avaient tendance à aller dans les petites polycliniques que dans les hôpitaux parce qu’ils s’y sentent plus en sécurité". La sécurité sanitaire est pourtant aussi stricte bien sûr dans un grand qu’un petit hôpital. Le chef du service radiologie de Jolimont a donc un message à faire passer : "les hôpitaux sont toujours debout ! L’hôpital a fait face, il s’est réorganisé, re-réorganisé, il se réorganise tous les jours en fait pour assumer cette sécurité des patients et la continuité des soins. C’est notre job en tant que professionnels de la santé" !
 

Sujet JT du 15/02/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK