Soft Love, le sex toy à domicile

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Rencontre avec Nicolas Bustin, directeur de Soft love, une entreprise namuroise de produits chics et glamours.

Comment fonctionne la société ?

  • La priorité c'est la soirée de démonstration à domicile. Mais nous avons aussi notre « oh oui boutique », qui permet d'acheter des produits sur internet, et de recevoir des conseils personnalisés par téléphone.

Quel est l'âge de la société Soft Love ?

  • J'ai commencé en 2001, dans le cadre de mes études de marketing.  J'ai développé le projet seul, et six personnes sont venues me rejoindre. Au final la société existe, et il reste Nathalie qui s'est lancée dans l'aventure avec moi.  Les autres se sont dit qu'ils n'arriveraient peut-être pas à assumer le secteur,  ils étaient inquiets. Moi au contraire, parler d'amour et de sexualité, c'était une de mes passions,  j'adore donner des conseils et j'ai investi dans ce projet là.

Il y a dix ans, vous innoviez, ou c'était déjà répandu ?

  • On était les premiers en Belgique, et globalement en Europe je dirais les troisièmes.  Aujourd'hui on touche tout le Benelux, la France, l'Allemagne et l'Espagne.  Et ça représente 5 ou 6 démonstrations par jour. Le week-end on a entre 20 et 40 soirées.  Les chiffres ont explosé en 2010.

Comment choisissez-vous les démonstratrices ?

  • Le recrutement se fait via le site internet.  On s'inquiète de savoir si la personne est à l'aise avec la matière, si elle se pose des questions et si elle a envie de communiquer son savoir sur le massage, la lingerie et l'érotisme.  A partir de là, on offre une formation et un kit gratuits, et la personne peut se lancer dans l'aventure Soft Love.

Des femmes et des hommes avec un profil particulier ?

  • Des femmes comme des hommes pour des soirées en majorité féminines.  Mais nous avons des collaborateurs de tous âges ; notre plus jeune vendeuse a  19 ans, et la plus âgée en a 75. Pour la majorité de nos vendeuses c'est un complément ludique, d'amusement et de plaisir, et un complément financier. Mais nous avons quelques vendeuses qui en font une activité à temps plein.

Soft Love a dit non à l'attrait chinois, et fabrique elle-même ses produits en Belgique ?

  • Nous sommes très fiers de fabriquer nos produits, en respectant les exigences que nous nous sommes fixées, du point de vue de la qualité. Quand ils ne sont pas fabriqués en Belgique, c'est en Italie ou à Montréal avec des personnes qui ont les mêmes exigences que les nôtres.  Nous résistons à l'appel de la Chine, ça ne fait pas partie de notre philosophie. Ils ne respectent pas les règles, ils fabriquent des produits sans penser à la femme, et  se soucient peu de la qualité.

Quelles sont ces exigences, un exemple ?

  • Nos huiles sont bio, première pression à froid et on sent immédiatement la qualité. Les articles érotiques sont fabriqués par  des sociétés qui fabriquent des composants pour les bébés, donc pas de phtalates, ni de composants chimiques et corrosifs ; le plastique est très sain. On est très fier de proposer cette gamme.

Vous créez de l'emploi chez nous ?

  • Oui, vu le nombre d'intermédiaires, ça crée énormément d'emplois.  Par exemple, nos plumeaux sont conçus entièrement par des personnes handicapées, qu'on est fier de pouvoir réinsérer dans l'emploi.  De véritables artisans avec un savoir-faire impressionnant, et qui réalise un produit qui donne du plaisir. Ca me tient à cur.

Vous avez des accessoires phares, et des produits qu'on ne trouve pas ailleurs ?

  • Oui, on a par exemple un vibromasseur qui s'appelle le GG,  qui est fabriqué chez nous par 10 femmes qui ont joué le jeu de tester et qui ont réalisé une sorte de produit idéal, qui stimule à la fois le point G et le clitoris. Elles l'ont mis au point et on l'a mis sur le marché. C'est un produit phare, entièrement pensé par des femmes,  du point de vue de la couleur, de la matière et de la qualité. Un produit qui nous différencie de la concurrence.

Quant aux produits les plus courants, utilisés dans le couple et très demandés pour la Saint Valentin, il y a les cockerings. C'est un anneau pénien vibrant, placé à l'opposé des testicules, et qui va vibrer sur le clitoris de la femme.  Nous avons aussi le kit week-end, formé d'huiles chauffantes, et de crèmes orgasmiques qu'on applique sur le corps.

Pourquoi avoir choisi Namur et précisément Wépion ?

  • J'aime cette région, le siège social de la société est à Wépion, le pays des fraises et je trouve que la fraise est érotique. 

Soft Love se démarque de la concurrence par ses produits, mais aussi par ses services ?

  • Oui et par notre love-coaching, il est très important pour nous de ne pas vendre uniquement un produit mais un conseil. Dans l'image de Soft Love, l'article érotique ou la lingerie sont éphémères.  Donc on l'oublie parce qu'il a été la clé ou l'ouverture d'un nouveau bonheur ou d'un nouveau plaisir. On l'oublie au bord du lit et tout compte fait le couple redémarre dans un nouveau piment. L'image de Soft Love c'est apporter un côté ludique au couple.
  • Pour tout savoir: www.softlove.be

Christine Pinchart

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