SNCB: la province de Luxembourg menace d'organiser un train de la colère

La table ronde luxembourgeoise veut le reclassement de ses lignes, pour qu'elles soient entretenues de manière décentes."
La table ronde luxembourgeoise veut le reclassement de ses lignes, pour qu'elles soient entretenues de manière décentes." - © BELGA /WIM SCHEIRE

Le Plan pluriannuel d’investissement Infrabel et de la SNCB suscite beaucoup d'inquiétudes notamment en Province de Luxembourg. Une table ronde vient d'être organisée à l'initiative du Gouverneur de la Province, Bernard Caprasse.

Représentants politiques, syndicaux et associations de voyageurs ont rencontré des représentants des deux entreprises publiques et veulent des améliorations au sort réservé  à la province de Luxembourg  dans le plan. Faute d’être entendus, ils menacent d’organiser un train de la colère vers Bruxelles...

Modernisation de la ligne 162 Bruxelles-Arlon

Le plan d'investissements 2013-2025 de la SNCB prévoit notamment la suppression de quatre lignes (Liège-Gouvy, Liège-Marloie, Bertrix-Libramont et Athus-Arlon), répertoriées "C" (entretien et investissements stoppés dans un an), dans la province.

"Nous irons dire notre désapprobation et nous ne le ferons pas seuls, prévient Bernard Caprasse: nous irons le dire avec des Liégeois, des Namurois et peut-être même des habitants du Luxembourg."

Le Grand-Duché accepte de plus en plus difficilement que la fin des travaux sur la ligne Bruxelles-Luxembourg soit à nouveau postposée. On parle aujourd’hui de 2022.

Pour ce couloir européen, la table ronde demande un traitement identique aux autres lignes internationales: "que la 162  sorte de la grille de répartition  de 60% pour la Flandre et 40% pour la Wallonie. C’est ce que l’on avait fait pour le TGV ", argumente Bernard Caprasse qui demande aussi la réactivation les subventions promises par l’Europe pour cette modernisation de l’axe entre les deux capitales européennes. "La deuxième priorité c’est évidemment le reclassement de nos lignes, de sorte qu’elles soient entretenues de manière décente."

La province soutenue par le Luxembourg voisin

Dans sa stratégie de pression auprès du gouvernement fédéral mais aussi du gouvernement wallon, les Luxembourgeois comptent également sur le soutien du gouvernement grand-ducal voisin. Par ailleurs, le front commun exige que la classification "incompréhensible" des lignes ferroviaires (A, B et C) soit revue.

En dehors de la ligne Bruxelles-Luxembourg, le plan l’investissement 2013-2022 d’Infrabel prévoit que toutes les autres lignes qui traversent la province de Luxembourg ne soient à terme, plus entretenues alors qu’une ligne comme Liège-Marloie-Jemelle transporte, chaque jour, plus de 5000 personnes.

Si les Luxembourgeois ne sont pas entendus par le successeur du ministre Paul Magnette, ils envisagent d'organiser "un train de la colère" qui ira porter jusqu'à Bruxelles toutes les voix indignées des Luxembourgeois. Et le Gouverneur de la Province sera à leur tête.
 

Philippe Herman avec Belga

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