SNCB: Ecolo se mobilise pour sauver la ligne 42

Les mandataires wallons sont bien conscients du problème que pourrait susciter le futur plan d'investissement de la SNCB.

Les communes de Gouvy, de Vielsalm, d'Esneux, d'Hamoir, ont fait part de leurs inquiétudes. Les syndicats sont aussi sur la balle. Du côté d'Infrabel, on temporise, et on explique que le dernier plan sur la table du ministre, verrait une augmentation de 45% en 2013, et de 66% en 2014 sur les investissements d'entretien des lignes.

Mais ces investissements affectent toutes les lignes du réseau, et il n'est pas dit qu'elles seront effectives dans les mêmes proportions sur les lignes 42 et 43. Quoiqu'il en soit, les arbitrages seront aussi politiques, et le Fédéral a déjà incité les Régions à investir dans les lignes de la SNCB qui leur semblent prioritaires. 

Des wagons "d'un autre âge" sur la ligne Liège-Maastricht

Cette mobilisation d’Écolo afin de dénoncer la volonté des chemins de fer de désinvestir dans l'entretien de ces lignes n'est pas la seule illustration d'une SNCB désargentée.

Depuis une douzaine de jours, les usagers de la ligne Liège-Maastricht voyagent dans des voitures dont l'allure extérieure rappelle furieusement celle des années 60. Des voyageurs - et nos confrères de "Het Belang Van Limburg" - se sont d'ailleurs inquiétés de ce qui apparaissait comme un manque d'investissement de la part des gestionnaires du rail. Mais la SNCB réfute ces allégations. Plus de 170 voitures, datant effectivement des années 60, mais complètement renouvelées, circulent sur cette ligne. Le coût de chaque voiture rénovée approche le million d'euros.

"C'est clair que ces voitures ne sont pas toute nouvelles" explique Nathalie Pierard, porte-parole de la SNCB. "Mais nous avons du matériel qui est quand même moderne et qui permet de voyager dans un bon confort, dans une certaine propreté. Ces voitures ont été totalement renouvelées. On a retiré tout l'intérieur, on a tout repeint, on a changé les fauteuils, les tablettes, les WC ainsi que la cabine du conducteur".

La difficulté qui se présente sur cette ligne, c'est que le voltage n'est pas le même entre la Belgique et les Pays-Bas: "Étant donné que le voltage n'est pas le même, on ne peut pas mettre n'importe quel matériel. On a donc dû étudier les possibilités qui s'offraient à nous. Et la meilleure, c'était de réutiliser ces voitures doubles et de les reconditionner".

 

Alain Delaunois     

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