Situation extrêmement dangereuse à Nandrin: un arrêt de bus pose problème pour traverser la N63

L'arrêt de bus La Tolle à Nandrin
L'arrêt de bus La Tolle à Nandrin - © RTBF

Un arrêt de bus, le long d’une nationale, en pleine campagne. Corentin est étudiant à Liège. Il descend à cet arrêt tous les jours. Il habite de l’autre côté de la route à 4 bandes. Alors que les voitures filent à 90 km/h voir plus, il longe la route pendant 100 mètres.

"Il y a un trou dans la berme pour que les voitures puissent couper la route du Condroz, et je la prends. C'est dangereux, je sais bien, je prends des risques tous les jours en rentrant chez moi", explique Corentin. La solution pour lui, c’est de marcher jusqu’au passage pour piétons. Puis remarcher en sens inverse. Nous l’avons fait en voiture. Environ 1,3 kilomètre aller, sans accotement, sans trottoir: "C'est un débat avec mes parents. Je sais que je risque ma vie à chaque fois pour gagner une vingtaine de minutes".

Les différentes solutions

Parmi les solutions, le TEC pourrait soit, supprimer l’arrêt; ou alors déplacer l’arrêt en déviant la ligne vers une rue latérale. Selon Carine Zanella, porte-parole des TEC Liège-Verviers, "d'abord les rues sont étroites, ensuite si on dévie la ligne, ça va augmenter le temps de parcours et ça ne va pas plaire à tout le monde".

Alors pourquoi pas envisager de mettre un passage pour piétons à 100 mètres de l’arrêt, là où Corentin a traversé. Laurence Zanchetta, porte-parole du Service Public de Wallonie estime que c'est criminel de tracer un passage à cet endroit.
Enfin , pourquoi pas un tunnel ou une passerelle de part et d’autre de la grand-route ? Pour Carine Zanella, cette solution n'est pas si simple à mettre en place: "Outre le fait qu'il va falloir financer les travaux, la passerelle devrait être adaptée pour les personnes à mobilité réduite. Ce qui signifie qu'elle sera relativement longue des deux côtés".

A part dévier la ligne ou supprimer l’arrêt de bus, les autres solutions coûtent de l’argent. Les TEC, le Service Public de Wallonie et la commune s’accordent à dire qu’il faut trouver une solution pour assurer la sécurité. Avant qu'un accident ne se produise. La réflexion est ouverte.

 

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