Sinistrés : des centaines de demandes d’analyses pour des jardins pollués aux hydrocarbures

Suite aux inondations, entre 200 et 300 particuliers ont introduit une demande de prélèvements des sols de leurs jardins ou de leurs potagers qu’ils soupçonnent pollués par les hydrocarbures. La Région Wallonne a chargé la Spaque d’assurer l’expertise et l’assainissement de ces sols pollués chez les particuliers. Des échantillons de terre sont prélevés à domicile. Ils sont ensuite analysés. Les résultats sont disponibles après 3 semaines. Une intervention est prévue si la pollution n’est pas couverte par les assurances.

Pour le bien des enfants qui jouent dans le jardin

A Verviers en bord de Vesdre, l’eau est montée jusqu’à un mètre 70 dans la maison et le jardin de Christiane Greif. Elle vit là avec ses 6 enfants et petits-enfants : " j’ai introduit cette demande d’analyse du sol pour le bien des enfants parce qu’ils sont tout le temps dans le jardin. Je préfère qu’ils soient en sécurité plutôt que d’avoir des hydrocarbures et tout ça parce qu’on a vu vraiment tout passer ici. On sent encore les odeurs qui remontent même à l’extérieur."

Les terres sont analysées en laboratoires

Jean Grzyb est préleveur pour le bureau d’études des sols, SBS Environnement : "je prélève deux échantillons de terre et je fais un premier test sommaire sur place pour évaluer la présence ou non des hydrocarbures. Ce sont les terres analysées en labo qui donneront dans un délai de 3 semaines, les résultats scientifiques plus précis."

La porte-parole de la Spaque Caroline Charlier, s’attend encore à de nombreuses demandes d’analyses de la part des particuliers. "On sait que lors des inondations, il y a eu énormément d’hydrocarbures charriés par les eaux, que ce soient les réservoirs des voitures ou des citernes qui se sont renversées. On vient voir chez les particuliers qui seraient effrayés par la présence ou pas de pollutions dans leur jardin."

Les sinistrés ont jusqu’à fin mai pour introduire leur demande d’intervention

Un formulaire de demande d’analyses est disponible sur le site de la Spaque. "La première chose à faire, c’est d’identifier si oui ou non, l’origine de cette potentielle pollution est connue ou pas. Si ce n’est pas le cas, alors de suite, on intervient. Et quand l’assurance ne prend pas en charge un éventuel prélèvement du jardin, nous, Spaque, on intervient et les frais sont couverts." Les terres polluées feront l’objet de travaux d’assainissement. Les particuliers sinistrés ont jusqu’à fin mai 2022 pour introduire une demande d’intervention pour leur sol pollué aux hydrocarbures.
 

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