Signe religieux à l'école : un conseiller cdH réprimandé

RTBF
RTBF - © RTBF

Le président de la commission communale de l'enseignement de Charleroi a été prié de démissionner de ce poste par son parti, le cdH. Mohammed Ferkrioui est le seul conseiller communal à avoir dit ''non'' au règlement interdisant le port de tout signe religieux en milieu scolaire.

L'homme se dit déçu et parle d'une sanction liée à un vote personnel. Ce conseiller cdH est le seul mandataire de la majorité à s'être opposé à ce règlement. Or, l'homme est président de la commission communale de l'enseignement. Dès le lendemain, sa chef de groupe, Véronique Salvi, l'a prié de démissionner de ce poste, dans un souci de cohérence par rapport à ses obligations de neutralité, a-t-elle expliqué au journal Le Soir.

De son côté, Mohamed Fekrioui voit là une sanction contre un vote personnel. Dans sa fonction de président de la commission enseignement, il estime n'avoir jamais influencé ou affiché une quelconque opinion dans ce débat. Et il voit là aussi un très mauvais signal envoyé à la communauté musulmane.

Nous l'avons contacté ce jeudi matin. Sa réaction se trouve ci-dessus.

"Le malentendu malheureux est définitivement  aplani"

En fin de matinée, Véronique Salvi et Mohamed Fekrioui ont publié un communiquant annonçant qu'ils s'étaient parlé et que "le malentendu malheureux était définitivement  aplani".

Véronique Salvi précise qu'elle "n'a jamais envisagé de prendre une quelconque 'sanction' à l'égard de qui que ce soit". "Jamais, elle n'a eu l'intention de blesser qui que ce soit. Elle a le plus grand  respect pour la communauté musulmane et sa religion", ajoute-t-elle.

De son côté, Mohamed Fekrioui "s'engage bien évidemment, à la demande de sa chef de groupe, à respecter le nouveau règlement d'ordre intérieur dans ses fonctions de président de la Commission de l'enseignement".

 

Cédric Loriaux

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK