Sidérurgie liégeoise: la task force va rendre ses premières conclusions

Cette task force réunit les différents acteurs du dossier parmi lesquels les gouvernements wallon et fédéral, les syndicats, la banque Degroof et le consultant Roland Berger.

Ces deux derniers ont été chargés par le gouvernement wallon d’examiner toutes les solutions possibles pour sauver l’outil sidérurgique liégeois.

Dans les conclusions dont la première partie (celle de Roland Berger) sera présentée cet après-midi dès 15h à Namur, il y aura vraisemblablement plusieurs options : le maintien d’une sidérurgie intégrée, c’est-à-dire réunissant phase à chaud et phase à froid, est-elle possible et surtout viable ? Un ou plusieurs repreneurs ont-ils été trouvés pour tout ou partie des installations ? Et dans ce cas, qui sont-ils ?

Un nom a été cité ce week-end : une entreprise américaine, Niagara Mining, inconnue en terre liégeoise, mais qui ne serait intéressée que par la cokerie, c’est-à-dire une petite partie des installations. 

C’est sur base de ces conclusions que les discussions entre le gouvernement et Mittal pourront vraiment s’engager… pour peu que le patron indien le veuille bien car rien ne l’y oblige. Tout sera une question de rapport de force.

Et à ce sujet, du côté syndical, les choses sont claires : ils veulent le maintien d’une sidérurgie intégrée - c’est elle qui maintiendrait le plus d’emploi -  et un engagement ferme du gouvernement allant en ce sens. Sans cela, les esprits pourraient rapidement s’échauffer chez les sidérurgistes liégeois. Et les délégués syndicaux pourraient avoir plus de mal à contrôler les manifestants lors de leurs prochaines actions.

Olivier Thunus

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